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Accueil partagé au discours du Trône au Nouveau-Brunswick

Une photo de la lieutenante-gouverneure lors de la lecture du discours.
Le discours du trône donne les grandes lignes des dossiers qui seront abordés par le gouvernement. Photo: Radio-Canada / Nicolas Steinbach
Radio-Canada

Les réactions à la suite du discours du Trône du gouvernement de Blaine Higgs fusent de toute part. Alors que certains saluent son ouverture et son ton rassembleur, d'autres critiquent l'absence dans le discours de certains enjeux. Voici les commentaires recueillis à chaud, à la fois de groupes de pression et des partis de l'opposition.

Un texte d’Alix Villeneuve

Je crois qu’il y a de bons éléments, mais de façon générale je suis très déçu, a indiqué Brian Gallant, le chef de l’opposition officielle.

Il déplore l’absence d’engagement pour créer une économie équitable et aider les familles à faible revenu. Brian Gallant estime aussi que le gouvernement Higgs doit indiquer clairement si, oui ou non, il maintiendra le moratoire sur la fracturation hydraulique.

Brian Gallant lors d'une mêlée de presse.Brian Gallant, du Parti libéral, est le chef de l'opposition officielle. Photo : Radio-Canada

L’ancien premier ministre libéral s'interroge aussi sur une entente apparente entre l’Alliance des gens et le Parti progressiste-conservateur.

Nous et les verts n’avons pas été consultés. Ça démontre un peu comment ce gouvernement allianciste-conservateur veut fonctionner.

Brian Gallant, chef de l'opposition officielle

Il s’est toutefois réjoui de la volonté d'atteindre l’équilibre budgétaire en 2020 et de l’investissement annoncé dans les soins à domicile. Je crois que beaucoup de Néo-Brunswickois veulent ça.

L’Alliance des gens donne son appui

Ce n’est pas une surprise : le chef de l’Alliance des gens, Kris Austin, indique que sa formation politique appuiera ce discours du Trône.

J’aime le fait qu’il donne un thème global pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick au lieu de simplement lancer des bonbons à tout le monde.

Kris Austin lors d'une mêlée de presse. Kris Austin indique que sa formation politique compte appuyer le discours du trône. Photo : Radio-Canada

Kris Austin apprécie le fait que le discours parle d'une nouvelle ère politique inaugurée par ce gouvernement minoritaire.

Le gaz de schiste n’a pas été abordé dans le discours. Nous avons demandé au gouvernement de rester en dehors de ça, à l’étape où on est, a indiqué le chef allianciste.

Le Parti vert optimiste

De son côté, le chef du Parti vert, David Coon, s’est montré optimiste. Il a souligné que la volonté de créer des emplois verts, d’investir en santé mentale et d’aider les petites entreprises permet une coopération.

Bien sûr, j’aurais certainement écrit un discours différent, mais ce n’est pas là la question, dit-il.

David Coon lors d'une mêlée de presse.David Coon est le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

L’enjeu est de savoir s’il y a suffisamment de terrains communs pour que l’on puisse travailler ensemble et ma réponse est : oui.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick

La SANB sur ses gardes

Robert Melanson, le président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) s’est dit surpris que les enjeux linguistiques soient absents du discours.

Il s’inquiète notamment de la volonté d’atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2020. Je trouve que c’est un très court laps de temps. Je me dis, "va-t-on privatiser autre chose?"

On sait que quand on privatise, tous les droits linguistiques prennent le bord.

Robert Melanson, président de la SANB
Robert Melanson lors d'une entrevue avec un journaliste.Robert Melanson est président de la SANB. Photo : Radio-Canada

Il considère que le discours n'est pas une « catastrophe » sur le plan des droits linguistiques, mais il indique que la SANB gardera à l’oeil les prochaines annonces gouvernementales, en particulier le budget.

Car si rien n’indique qu’il y aura des reculs pour les francophones dans ce discours, il n’y a aussi aucune garantie de protection. Il y a des choses dans ce discours-là qui pourraient cacher d’autres choses, lance-t-il.

Robert Melanson est catégorique : si les droits linguistiques viennent à être menacés, on montera aux barricades, croyez-moi.

La FCEI satisfaite

Du côté de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), les réactions sont très positives, indique son président Louis-Philippe Gauthier.

Le message de respect pour les créateurs d’emplois et pour les employeurs en est un qu’on est très heureux d’entendre.

Louis-Philippe Gauthier en entrevue avec un journaliste. Louis-Philippe Gauthier, président de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante. Photo : Radio-Canada

Il dit se réjouir des mesures annoncées comme des réductions d’impôts pour les petites entreprises ou d’une ministre qui sera responsable de réduire la paperasserie pour les petites entreprises, ajoute-t-il.

C’était important d’avoir quelqu’un de responsable de ce dossier-là.

L'AFMNB attend la suite

Frédérick Dion, directeur général de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB), indique que le véritable test pour le gouvernement sera lors de l’application de ses politiques.

On a eu peu de détails, on a donné les grandes orientations. Il faudra voir comment on veut faire les changements proposés.

Frédérick Dion, directeur général de l'AFMNB
Frédérick Dion lors d'une mêlée de presse. Frédérick Dion représente l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Il déplore au passage qu’il n’y ait pas eu d’indication à savoir si les revenus liés à la consommation de cannabis seront partagés avec les municipalités.

C’est une lacune importante. [...] Nous on demande un retour de 33 % des revenus pour pallier aux nouvelles responsabilités.

La FÉÉCUM déçue

Pour sa part, la Fédération des étudiantes et des étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), a une réaction mitigée concernant l’accessibilité aux études.

C’est toujours un classique, quand c’est un gouvernement conservateur on ramène le crédit d’impôt et quand c’est libéral on amène des allègements [des frais], explique le président de la fédération, Alexandre Cédric Doucet.

Alexandre Cédric Doucet en entrevue avec un journaliste. Alexandre Cédric Doucet est président de la FÉÉCUM. Photo : Radio-Canada

C’est certain que l’allègement est meilleur, ajoute-t-il ensuite.

Depuis plus d’un an, la FÉÉCUM mène une campagne pour que les stages étudiants soient rémunérés. Cet enjeu n’a pas été abordé dans le discours, déplore le président.

Avec les informations de Nicolas Steinbach et Karine Godin

Nouveau-Brunswick

Politique