•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Inquiétude chez des commerçants et des clients de la région en raison de la grève des postes

Monique Moreau répond aux questions d'une journaliste.

Monique Moreau, vice-présidente des affaires nationales de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'approche des Fêtes, des commerçants – et leurs clients – de la région se disent inquiets des impacts de la grève tournante qui sévit à Postes Canada.

À la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), deux membres sur trois affirment qu’ils sont très inquiets, souligne la vice-présidente des affaires nationales de la Fédération.

Monique Moreau explique que bon nombre de commerçants ont noté une hausse de leurs coûts en raison du débrayage. Les trois quarts des membres de la FCEI ont été touchés par des pertes d’au moins 3000 dollars depuis un mois, selon elle.

Bon nombre d’entreprises transigent entre elles par chèque afin de laisser des traces des transactions pour faciliter la comptabilité, et la grève des postes complique ces transactions.

De plus, ce n’est pas seulement le secteur du commerce de détail qui est touché. Il y a une compagnie qui voyage partout et qui ne peut payer ses frais d’essence tous les jours par chèque et maintenant leurs chèques sont pris dans la poste, raconte Monique Moreau.

La vice-présidente de la FCEI demande aux parties patronale et syndicale de trouver une solution « le plus rapidement possible ». Une loi spéciale pourrait être envisagée pour mettre fin au conflit de travail, aux dires de Mme Moreau.

Des entreprises trouvent des alternatives

Des entrepreneurs, voulant limiter l'impact de cette grève sur leurs opérations, vont maintenant voir ailleurs.

On essaie toujours d’avoir d’autres alternatives, explique Jean-Philippe Brousseau, président-directeur général de l’entreprise gatinoise Phone Loops.

Jean-Philippe Brousseau répond aux questions d'une journaliste dans son atelier. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-Philippe Brousseau, président-directeur général de l’entreprise gatinoise Phone Loops.

Photo : Radio-Canada

On ne fait pas affaire avec Postes Canada pour nos importations ni pour nos exportations, on va avec [d’autres fournisseurs] donc, c’est toujours [important] d’avoir plus d’options pour éviter de se ramasser menottés un service, souligne l'entrepreneur.

Du côté de l'entreprise de Gatineau Brodali, la grève n’a pas eu d'impact majeur, indique la propriétaire Nancy Proulx. À la dernière grève, on s’est tellement fait ''pogner'' qu’on a trouvé un autre fournisseur depuis. Donc maintenant, ce qu’on envoie, c’est 90 % avec [un autre fournisseur].Depuis le dernier conflit, on envoie avec [Postes Canada] si on n’a pas le choix, souligne-t-elle.

Avec les informations d'Audrey Roy

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !