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Construction de barrages hydroélectriques : la FTQ demande l’embauche prioritaire de Québécois

Une vue du barrage de Romaine-3 durant sa construction.
Vue du barrage de Romaine-3 durant sa construction. Photo: Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau
Radio-Canada

La FTQ-construction dénonce le fait que le premier ministre québécois, François Legault, a laissé entendre, lors de sa rencontre avec le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, que des travailleurs de l'Ontario pourraient être embauchés pour construire de nouveaux barrages hydroélectriques au Québec.

François Legault a fait cette déclaration lorsqu’il a proposé au premier ministre de l'Ontario d’acheter son énergie au Québec, plutôt que de miser sur le nucléaire. Dans ce contexte, de nouveaux barrages hydroélectriques pourraient être éventuellement construits, avec de la main-d’œuvre ontarienne et québécoise.

Le ministre responsable de la Côte-Nord, Jonathan Julien a nuancé les propos de son chef. Il a dit vouloir étudier les enjeux spécifiques, mais que les travailleurs québécois seraient privilégiés.

La FTQ a tenu à rappeler que les Québécois possèdent une expertise développée depuis des décennies dans la construction de barrages hydroélectriques et que cette main-d’œuvre doit avoir la priorité sur les nouveaux chantiers.

Dans un communiqué, le directeur général de la FTQ-construction interpelle le premier ministre.

Il va falloir que M. Legault comprenne que les travailleurs d'ici doivent passer en priorité. Il ne peut pas vendre à la fois l'électricité et les emplois du Québec.

Éric Boisjoly, directeur général de la FTQ Construction (communiqué)

Le syndicat ajoute que ces grands chantiers sont de rares sources de revenus stables pour les travailleurs de la construction en région. Selon eux, les travailleurs québécois ne travaillent en moyenne que 1000 heures par année, alors qu’ils pourraient travailler 2080 heures.

Sur sa page Facebook personnelle, Bernard Gauthier a dénoncé avec force cette offre « improvisée » qui a été faite « sans consulter les principaux intéressés ».

Il a aussi rappelé les nombreuses manifestations dans le passé qui ont permis d’assurer des emplois de qualités aux travailleurs de la construction sur la Côte-Nord.

« Ça nous a pris des manifestations à ne plus finir et des petites "guéguerres" pour finir par avoir un minimum de respect au niveau de l’employabilité sur la construction de barrages hydroélectriques chez nous », a-t-il indiqué.

La FTQ construction a décliné notre demande d’entrevue.

D’après les informations de Laurence Royer

Côte-Nord

Emploi