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Le Conseil de la Nation Atikamekw désormais autonome dans la protection de ses jeunes

Des enfants autochtones sourient devant l'objectif d'un appareil photo.

De 2006 à 2016, la population autochtone a plus que doublé dans sept régions métropolitaines du Canada, selon les dernières données de Statistique Canada.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Conseil de la Nation Atikamekw (CNA) dispose à compter d'aujourd'hui une pleine autonomie en matière de protection de la jeunesse sur son territoire, qui regroupe les communautés de Manawan, d'Opitciwan et de Wemotaci ainsi que le territoire urbain de La Tuque.

Cette autonomie marque l’entrée en vigueur d’une entente intervenue le 29 janvier dernier entre le CNA et le gouvernement du Québec.

Il est difficile d'envisager l'avenir d'une nation sans une responsabilité assumée sur sa jeunesse, a mentionné Constant Awashish, grand chef du Conseil. Nous célébrons aujourd'hui cette nouvelle autonomie avec le sentiment d'un immense accomplissement et d'une grande fierté.

Appuyée d'un comité de suivi dont les membres seront désignés par le CNA et le gouvernement du Québec, le Directeur de la protection sociale atikamekw (DPS) se substitue désormais au Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ).

Une expertise par et pour les Attikameks

Le long processus de 20 ans qui a précédé l'entrée en vigueur de l'entente entre le CNA et Québec a permis de bâtir un dispositif propre aux Attikameks.

Nous avons développé, au fil des années, un modèle d'intervention sociale conçu par les Attikameks et pour les Attikameks, conformément à leurs références ancestrales, explique Julie Rock, directrice des Services sociaux Atikamekw Onikam.

La directrice à la protection sociale, Alice Cleary, insiste sur l’importance d’interventions qui tiennent compte de la culture et de la langue attikameks. Les bénéficiaires qui requièrent nos services à l'enfance et à la jeunesse vivent, comme partout ailleurs, des situations de grande fragilité, explique-t-elle. Leur protection passe aussi par un entourage qu'ils reconnaissent et par l'abri de leur propre culture.

La Conseil de la Nation Atikamekw est la première nation autochtone au Canada a avoir signé une entente en matière de protection de la jeunesse. Elle souhaite maintenant aider d’autres nations ou communautés du pays à prendre le même chemin qu’elle.

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