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Les finances publiques de l’Alberta sont en péril, selon une nouvelle étude

Le bâtiment de l'assemblée provinciale de l'Alberta le soir.

« L'Alberta n'est pas sur une trajectoire viable», tranche un économiste de l'Université de Calgary.

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Radio-Canada

Une recherche publiée mardi par l'Université de Calgary se penche sur les défis fiscaux auxquels fera face l'Alberta en 2040. Diminution des salaires, croissance du déficit gouvernemental et de l'endettement des particuliers : plusieurs indicateurs pointent vers un avenir économique sombre dans la province.

Selon Trevor Tombe, professeur associé à l’Université de Calgary, l’Alberta devra composer avec un déficit annuel de près de 40 milliards de dollars en 2040.

L’économiste prévoit aussi que l’accroissement de la dette entraînera une hausse importante des paiements d’intérêts. Dans deux décennies, l’Alberta paiera, selon lui, 22 milliards de dollars par année en intérêts seulement, soit 17 % de ses dépenses totales.

D'où proviennent ces prévisions alarmantes?

Pour l’expert, deux facteurs principaux expliquent ce portrait inquiétant de l’avenir des finances publiques en Alberta. D’une part, le vieillissement de la population engendrera de nouvelles dépenses. Rien qu'en frais médicaux, l’État devra consacrer 1500 $ par personne de plus en 2040 qu’aujourd’hui.

D’autre part, la recherche mentionne la volatilité des redevances sur les ressources naturelles. Alors que près de 60 % des revenus de l’Alberta reposaient sur ces redevances au début des années 80, ils ne comptent plus que pour 10 % aujourd’hui.

Dans les scénarios les plus optimistes, l’Alberta comptera sur 20 milliards de dollars en redevances d’ici 2040, à condition que la différence de prix entre le pétrole albertain et américain s’atténue.

Pistes de solutions

Le chercheur ne s’en cache pas : la stratégie économique de la province n’est pas viable. L’écart entre les dépenses et les revenus de la province en 2040 représentera 2,7 % de son produit intérieur brut.

Pour espérer rétablir l’équilibre budgétaire, l’Alberta devra réduire d’un sixième toutes ses dépenses gouvernementales. La fixation d’une taxe de vente provinciale de 10 % pourrait également combler l’écart, mais c’est une solution qu’excluent tant le gouvernement que l’opposition.

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