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La grogne des jeunes Franco-Ontariens s’intensifie contre le gouvernement Ford

Dessin montrant des poings levés en avant du drapeau franco-ontarien.

Les franco-ontariens se mobilisent pour inciter le gouvernement à faire marche arrière. Ils ne veulent pas abandonner leur université et leur commissariat.

Photo :  marckeelanbishop.com

Radio-Canada

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO) est en colère contre le gouvernement de Doug Ford qui a annoncé la semaine dernière, la fin de l'Université de l'Ontario français (UOF) et du Commissariat des services en français. Ses membres accusent le gouvernement de « délaisser la communauté francophone dont il ne respecte pas les droits ».

Un texte d'Aminata Yade

Elle aurait pu être la seule institution universitaire uniquement en français, s’insurge Kelia Wane, la coprésidente du REFO par voie de communiqué.

Ce projet découlait d’un besoin clair partout en province et avait été annoncé comme étant une priorité du présent gouvernement, a-t-elle ajouté.

Avec un budget de 12 millions de dollars par an, la construction de l’Université de l'Ontario français aurait été essentielle à la communauté francophone et aurait pu attirer 200 étudiants dès son ouverture en 2020, estime le REFO.

Selon François Hastir, directeur général du REFO, l'annulation du projet de l'Université de l'Ontario français aura un impact économique sur du long terme.

Un homme devant un fenêtre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sur cette photo, François Hastir, le directeur général du regroupement étudiant franco-ontarien

Photo : François Hastir

Pour le directeur général du REFO, aucun organisme francophone n’a été informé par le gouvernement Ford des compressions.

Cela fait 30 ans que les francophones se battent pour leur université, souligne Kelia Wane.

Doug Ford et ses propos qui passent mal

Dire que « Kathleen Wynne a menti en disant aux francophones que nous avions l’argent pour aller de l’avant » et que « le travail aurait dû commencer avant 2017 » n’est pas acceptable, selon François Hastir.

Pour le directeur du regroupement, annuler le projet de l'Université de l'Ontario français n’a aucun sens et n’est pas non plus une solution.

Selon lui, il y a une véritable incompréhension des besoins des francophones.

Le directeur général du REFO n’entend pas arrêter la mobilisation ni faire de conciliations.

Pour lui, la province s’expose à de lourdes conséquences, si le gouvernement ne revient pas sur son annonce.

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