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Le Japon a conquis le coeur professionnel du lanceur Andrew Albers

Andrew Albers en entrevue dans les studios de Radio-Canada.
Au Japon, Andrew Albers a conservé une fiche de 9 victoires et de 2 défaites avant de se blesser au dos. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le lanceur canadien Andrew Albers a adoré sa première saison au Japon avec les Buffaloes d'Orix dans la ligue Baseball professionnel nippon (NPB). À un tel point qu'il a décidé de prolonger son association avec l'équipe en signant un contrat de deux ans.

Un texte de Charles Lalande

Au cours de la récente saison, Albers s’est imposé sur le monticule en remportant 9 des 11 duels qu’il a livrés. Néanmoins, le natif de North Battleford en Saskatchewan aurait aimé en faire davantage.

« J’étais très content de la première moitié de saison. Je lançais bien. Derrière moi, la défensive m’aidait beaucoup et l’offensive marquait des points. C’était incroyable. Après, ça a moins bien été. Je me suis blessé au dos et j’ai manqué les six dernières semaines. J’aurais aimé que ça se termine mieux », confie celui dont l’équipe n’a pas pu se qualifier pour les séries éliminatoires.

Avant de signer son contrat, il a été invité à la table de négociation par les dirigeants de l'équipe au Japon. Ce qui a été bénéfique pour les deux parties.

C’était une bonne situation pour moi. J’étais content que les deux parties soient d’accord pour un nouveau contrat. Je voulais retourner là-bas et contribuer.

Andrew Albers

De 2013 à 2017, le Saskatchewanais a évolué au sein du baseball majeur en Amérique, faisant 26 apparitions avec les Twins du Minnesota, les Blue Jays de Toronto, les Braves d'Atlanta et les Mariners de Seattle.

Il s’est exilé en Corée du Sud en 2014 le temps d’une saison, ce qui lui a permis d'apprendre à connaître la culture asiatique. Il souligne toutefois qu'il continue d'avoir des surprises.

« Au restaurant, je suis un peu hésitant avant de commander parce que tu ne sais jamais ce que les Japonais vont insérer dans ton assiette. Parfois, ils peuvent te surprendre », dit-il en rigolant.

Andrew Albers au monticule.Andrew Albers a également endossé l'uniforme canadien pour les Jeux panaméricains en 2015 à Toronto. Photo : Getty Images / (Photo by Dennis Grombkowski/Getty Images)

Une deuxième passion

À la fin de chaque saison depuis ses débuts dans le milieu professionnel, Andrew Albers rentre chez lui, à North Battleford, afin de se préparer pour son prochain été de baseball. Il a aussi pris l’habitude d’entretenir sa deuxième passion, l’enseignement, en faisant de la suppléance à l'école qu'il fréquentait au secondaire.

Par contre, ce ne sera pas le cas cet hiver, car il doit soigner sa blessure au dos et qu’il doit retourner au Japon en février pour un long camp d’entraînement qui se termine au mois d’avril.

Le joueur ne sait pas encore s'il se voit enseigner à temps plein dans le futur. « On verra quelles portes seront ouvertes. Je n’ai aucune idée de ce qui arrivera après le baseball », d'ajouter celui qui prévoit peut-être continuer dans le sport, mais comme entraîneur.

Andrew Albers en train d'enseigner à une classe d'une école secondaire.En 2014, Andrew Albers avait accueilli nos collègues de CBC lorsqu'il faisait de la suppléance au collège John Paul II. Photo : CBC

Se souvenir de la Belle Province

À l’école primaire comme secondaire, Andrew Albers a suivi un programme d’immersion française. Il précise que son niveau de compétence a diminué avec le temps, puisqu'il n'a pas souvent la chance de parler en français. « Ce n'est probablement pas aussi bon que ça l’a déjà été », avoue-t-il, sourire en coin.

La dernière fois qu’il a pu parler en français sur une base quotidienne, c’était en 2010 à Québec, alors qu’il s’était joint aux Capitales dans le but de relancer sa carrière après avoir été libéré par les Padres de San Diego. C’est cette éclatante saison, couronnée par le championnat des séries éliminatoires, qui lui a permis de se frayer un chemin jusqu’aux ligues majeures. Il est d’ailleurs très reconnaissant de la chance que le gérant Patrick Scalabrini lui avait offerte.

« J’ai vraiment eu du plaisir là-bas. J’ai aimé la culture, le Vieux-Québec et les bâtiments. Au baseball, c’était vraiment plaisant aussi de jouer à Québec, les Capitales ont toujours de bonnes foules. »

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