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Deux autres cas possibles d'agression à l'école catholique St. Michael's

Une autopatrouille blanche, rouge et bleue devant un édifice en briques brunesé
Les policiers enquêtent maintenant sur un total de six cas d'agression physique ou sexuelle à l'école St. Michael's. Photo: La Presse canadienne / Tijana Martin
Radio-Canada

La police de Toronto a reçu deux autres vidéos dans le cadre de son enquête sur des cas d'agression physique ou sexuelle entre élèves à l'école privée St. Michael's. Six élèves du prestigieux établissement catholique pour garçons faisaient déjà face à des accusations.

Selon le détective Dominic Sinopoli, de l'escouade des crimes sexuels, l'une de ces nouvelles vidéos porte sur une menace, alors que l'autre montre une agression armée avec une ceinture.

Il précise que la police n'a pas confirmé pour l'instant qu'il s'agissait bel et bien d'élèves de St. Michael's. Les policiers n'ont pas identifié les présumées victimes non plus.

Le détective se réjouit de voir que l'école incite tout élève détenant des renseignements à les communiquer par le biais d'une application.

Nous préférons que les élèves communiquent avec nous s'ils ont des informations. Mais s'ils n'ont pas l'énergie ou le courage de le faire [et qu'ils préfèrent l'application], ça fonctionne aussi.

Dominic Sinopoli, détective de la police de Toronto
Photo d'un homme portant un uniforme de police blancLe détective Dominic Sinopoli de l'escouade des crimes sexuels de la police de Toronto Photo : La Presse canadienne / Tijana Martin

Au total, les policiers enquêtent maintenant sur quatre vidéos touchant à six cas de nature possiblement criminelle à l'établissement privé.

Des accusations de violences sexuelles collectives ont déjà été déposées contre six élèves de l'école secondaire, relativement à l'un de ces cas. Un élève aurait été agressé par des camarades sur le campus.

Le détective Sinopoli a précisé, lundi, que le cas était lié à une initiation qui a tourné en acte criminel. La police a déjà demandé au public de ne pas relayer une vidéo des événements circulant dans les médias sociaux.

Selon M. Sinopoli, rien ne porte, toutefois, à croire qu'il existe une culture malsaine des initiations ou un « fight club » à l'école réputée pour ses programmes sportifs.

Les policiers poursuivent leur enquête.

Le détective Sinopoli affirme qu'il est trop tôt pour déterminer si d'autres accusations seront portées.

La semaine dernière, la direction de l'école St. Michael's affirmait avoir expulsé huit élèves dans cette affaire. Toutefois, l'un des accusés fréquentait toujours l'établissement au moment de son arrestation cette semaine. Il a été arrêté alors qu'il se rendait à l'école, a précisé la police.

Le directeur de l'école privée s'est défendu de ne pas avoir contacté la police dès le départ, expliquant qu'il voulait protéger la présumée victime. Le détective Sinopoli n'a pas exclu, mardi, la possibilité que Greg Reeves puisse faire l'objet d'une enquête. Cela dit, l'établissement collabore bien avec la police actuellement, affirme le policier.

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