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Club Med de Charlevoix : des citoyens convaincus, d'autres craignent la sécurité routière

Esquisse du projet de Club Med Québec Charlevoix. Bâtiments au pied de la montagne à l'automne

Esquisse du projet de Club Med Québec Charlevoix

Photo : Club Med Québec Charlevoix

Radio-Canada

Les premières images du futur Club Med Québec Charlevoix présentées lundi soir semblent ne laisser personne indifférent. Si plusieurs citoyens se disent heureux de ce qu'ils ont vu, des opposants déplorent que des questions restent sans réponse.

Un texte d’Alexandre Duval

Fernand Sauriol, un résident de Petite-Rivière-Saint-François, fait partie de ceux qui avaient des appréhensions par rapport au futur hôtel de 302 chambres dont l’ouverture est prévue pour 2020.

« J'avais certaines craintes parce que c'est quand même un endroit où c'est agréable à vivre, où il n'y a pas trop d'habitants », a-t-il raconté lundi soir.

M. Sauriol affichait toutefois un air rassuré après avoir vu les premières esquisses présentées au Massif de Charlevoix. À son avis, le futur hôtel offrira à Petite-Rivière-Saint-François des opportunités d’affaires.

« Il fallait qu'il y ait de l'activité économique, ça c'est certain, parce qu'on a perdu beaucoup de services dans le passé. Pour pouvoir les avoir, ça prend de la densité », dit-il.

Ce qu'on espère, c'est que ça ne devienne pas un Mont-Tremblant.

Fernand Sauriol, résident de Petite-Rivière-Saint-François
Fernand Sauriol, résident de Petite-Rivière-Saint-François

Fernand Sauriol, résident de Petite-Rivière-Saint-François

Photo : Radio-Canada

Alain Bourbeau, un membre de l’organisme Sentier des caps, qui fait la promotion d’activités sportives en plein air dans Charlevoix, était quant à lui emballé par les premières esquisses.

« Ce sont des activités qu'on peut très certainement partager avec la clientèle éventuellement du Club Med. Ce genre de rencontre nous permet de connaître exactement c'est quoi les besoins et de nous préparer en conséquence. »

C’est une excellente nouvelle. Pas uniquement pour nous : pour l'ensemble de la région.

Alain Bourbeau, membre de l'organisme Sentier des caps

Le président du conseil d’administration du Sentier des caps, Normand Duclos, entrevoit déjà des opportunités pour son organisme avec la venue du Club Med.

« S'il faut ajouter des choses, on va s'aligner avec ce qu'ils veulent », souligne-t-il.

Des questions en suspens

Au terme de la présentation des esquisses, Groupe le Massif organisait dès 19 h une soirée d’information pour répondre aux questions du public. Plusieurs citoyens s’y sont déplacés, y compris quelques opposants.

Véronique Tanguay, qui était du lot, a qualifié la rencontre de « présentation interminable et frustrante ». Elle estime que des questions cruciales restent sans réponse, notamment au sujet de la sécurité routière.

Les promoteurs du Club Med Québec Charlevoix doivent réaliser une étude de circulation qui permettra d’évaluer la performance du réseau routier actuel dans le secteur où l’hôtel sera construit.

Les débits de circulation générés par le projet doivent être mesurés et, le cas échéant, le promoteur devra proposer des aménagements routiers pour répondre aux futurs besoins.

Si nécessaire, le ministère des Transports du Québec pourra exiger divers aménagements pour que le réseau routier demeure sécuritaire malgré l’augmentation de la circulation automobile.

Mme Tanguay déplore notamment que le chantier du Club Med ait été mis en branle sans que les conclusions de cette étude soient connues. Elle aurait aussi aimé savoir qui assumera le coût des aménagements routiers qui pourraient être exigés.

La députée rassurée

Rencontrée en tout début de soirée, la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Émilie Foster, saluait la décision des promoteurs de rencontrer les citoyens pour leur présenter les plus récents détails du projet.

« Je pense que cette rencontre-là ce soir, elle était absolument nécessaire », affirme-t-elle.

Émilie Foster, députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré

Émilie Foster, députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré

Photo : Radio-Canada

Mme Foster juge que certaines critiques faites à l’endroit du Club Med Québec Charlevoix étaient « légitimes ». Elle-même disait avoir « des soucis », notamment en ce qui a trait au déboisement.

La députée dit néanmoins avoir été rassurée par les promoteurs, qui auraient évoqué des projets d’acériculture.

Je pense qu'un projet comme le Club Med, c'est un beau projet, c'est un gros projet, mais on doit l'implanter correctement dans le milieu.

Émilie Foster, députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré

Si tout va comme prévu, la construction de l’hôtel en tant que tel démarrera en février 2019.

L’entente qui lie Groupe le Massif et Club Med, à titre respectif de propriétaire et d’opérateur, est d’une durée de 15 ans.

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