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Un temps de parole réservé aux élus pour favoriser la démocratie municipale

Une séance du conseil municipal de Sept-Îles
Une séance du conseil municipal de Sept-Îles Photo: Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

À l'instar de plusieurs municipalités du Québec, le conseil municipal de Sept-Îles débat des résolutions à huis clos avant qu'elles soient présentées pour la forme en séance publique. Afin de permettre une meilleure transparence, un temps de parole est toutefois prévu pour que les conseillers puissent exprimer leur opinion en public.

Un texte d'Alix-Anne Turcotti

Mais pas question que les délibérations du huis clos deviennent publiques, selon le maire de Sept-Îles.

Le maire de Sept-Îles, Réjean PorlierRéjean Porlier, maire de Sept-Îles Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

On ne pourrait pas faire nos séances en public, on n'en sortirait pas et, parfois, il y a des gens qui font des erreurs aussi là. Dans le débat, il se ramène publiquement. Imaginez, les gens n'oseraient pas rien dire.

Réjean Porlier, maire de Sept-Îles

Plutôt que de débattre et de voter en séance publique, comme le font les députés au fédéral et au provincial, certains élus municipaux prennent l’ensemble de leurs décisions à huis clos pour ensuite les adopter à l’unanimité la plupart du temps devant les citoyens.

 La conseillère municipale, Charlotte Audet, apprécie le temps de parole dont elle dispose, c'est une belle opportunité qu'on a de pouvoir s'exprimer. Mais, elle ne voit pas, non plus, l’avantage de rendre publiques les discussions du huis clos.

Charlotte Audet, debout dans la salle du conseil municipal de Sept-Îles. Elle sourit à la caméra.La conseillère municipale Charlotte Audet Photo : Radio-Canada

Je pense que le caucus, c'est un endroit où l’on peut se permettre justement d'échanger et puis d'aller au fond des choses. Par la suite, c'est important, comme conseil municipal, qu'on puisse avoir une certaine unité. Pour pouvoir le démontrer, il faut avoir une place entre nous pour en discuter.

Charlotte Audet, conseillère municipale

Par ailleurs, Charlotte Audet estime que la présence sur le terrain reste le meilleur endroit pour consulter et informer les citoyens de ses décisions.

L'ancien ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, a une position plus nuancée  :  C’est un pas dans la bonne direction, de faire en sorte que chacun des conseillers aient à s'exprimer dans un tour de table, mais ça n'exclut pas la nécessité pour chacune des questions qu'on puisse entendre les opinions diverses autour de la table, conclut-il.

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