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3e lien à l'est : le ministre de l'Agriculture et l’UPA s'inquiètent pour les terres agricoles

L'UPA craint pour les terres agricoles de la Rive-Sud et de l'île d'Orléans avec un 3e lien dans l'est.
L'UPA craint pour les terres agricoles de la Rive-Sud et de l'île d'Orléans avec un 3e lien dans l'est. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le nouveau ministre de l'Agriculture partage les préoccupations de l'Union des producteurs agricoles (UPA) qui s'oppose au projet de construction du troisième lien dans l'est de la région de Québec.

Un texte d'Alain Rochefort

L'UPA craint une accélération de l'étalement urbain au détriment de terres agricoles très productives.

Le nouveau ministre André Lamontagne souligne toutefois que le projet est encore au stade embryonnaire : le tracé n'est pas connu, ni les terres qui pourraient faire l'objet d'un dézonage, a-t-il raconté à sa sortie du caucus mardi matin.

« Je ne connais pas l'étude, je ne connais pas le tracé. Il y a un bureau qui est lancé. C'est ce que je sais »

Quand il y a des projets qui sont faits, qui viennent mettre une pression sur les terres. Ce projet-là peut présenter ce potentiel-là. Il faut s'assurer que quand c'est fait, c'est fait selon les règles.

Le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne

Dézonages

M. Lamontagne réagissait ainsi à la sortie du président de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, qui est fermement contre le projet.

Il craint notamment que cette « future autoroute entre les deux rives » provoque une augmentation du nombre de dézonages sur les terres agricoles des secteurs de Pintendre, de Saint-Henri et de Bellechasse.

« On l’a vu de façon très éclatante au nord et au sud de Montréal, avec [les aurotoutes] 13 et la 15, a-t-il confié à l’émission Première heure.

On ne s’attend pas à ce que ce soit différent dans la région de Québec et aussi à l’île d’Orléans.

Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles

« On dit que c’est pour faciliter l’accès à la ville, mais ça facilite aussi l’exode de la ville pour les gens qui vivent dans la région. Or, faciliter l’accès à la ville, ce n’est pas toujours vrai à long terme. Mais faciliter l’exode de la ville vers les régions, c’est toujours ça qui se produit », explique-t-il.

Le président de l'Union des producteurs agricoles du Québec, Marcel Groleau. Le président de l'Union des producteurs agricoles du Québec, Marcel Groleau. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Position plus nuancée de l'UPA Chaudière-Appalaches

De leur côté, les producteurs agricoles de Chaudière-Appalaches pourraient appuyer un projet de troisième lien entre les deux rives s'ils avaient des garanties que celui-ci n'allait pas entraîner d'étalement urbain.

« Dans ce coin-là, on a les plus belles terres de Chaudière-Appalaches et on va en faire de l'asphalte. C'est aberrant », affirme James Allen, le président de la branche régionale de l'UPA.

Il cite en exemple le projet de Réseau électrique métropolitain, dans la région de Montréal, où une fiducie foncière a été créée pour préserver la vocation agricole des terres situées en périphérie du projet.

Un tel parc agricole pourrait être établi autour du futur troisième lien.

« Si on avait de telles garanties avec le troisième lien, ça serait une autre paire de manches », souligne M. Allen.

Il soutient toutefois que le troisième lien à l'est n'est pas le meilleur scénario. Il aurait préféré que l'ensemble des options soient étudiées, comme le proposait le gouvernement Couillard.

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