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Le Venezuela pourrait figurer sur la liste des États soutenant le terrorisme

Une vue aérienne d'immeubles de Caracas, au Venezuela.
Figurer sur la liste noire américaine pourrait valoir moins d'aide économique au Venezuela. Photo: Getty Images / JUAN BARRETO
Reuters

Les États-Unis envisagent d'ajouter le Venezuela à la liste noire des États soutenant le terrorisme, a déclaré lundi une source informée des discussions, précisant qu'aucune décision ni aucun calendrier n'avaient pour le moment été arrêtés.

Une telle décision limiterait l'aide économique apportée au Venezuela par les États-Unis et entraînerait de nouvelles sanctions contre un pays déjà miné par une hyperinflation et une pénurie de matières premières.

D'après le Washington Post, qui a rapporté en premier l'information, le département d'État a demandé ces derniers jours à différentes agences de lui faire parvenir un retour sur ce possible ajout du Venezuela à la liste noire.

Selon la source, les discussions sur le sujet ont avancé ces derniers jours sous l'impulsion du sénateur républicain Marco Rubio, partisan de longue date d'une ligne encore plus dure contre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro, déjà visé par des sanctions américaines.

La Maison-Blanche s'est refusée à tout commentaire.

Un représentant américain, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a déclaré qu'il serait difficile pour Washington de fournir une preuve concrète que Caracas est lié au terrorisme si l'administration Trump décidait effectivement de placer le Venezuela sur la liste noire.

La Corée du Nord, l'Iran, le Soudan et la Syrie figurent actuellement sur la liste pour avoir « fourni de manière répétée un soutien à des actes internationaux de terrorisme ».

Aucun commentaire n'a été effectué par le gouvernement de Caracas.

Nicolas Maduro, réélu en mai dernier à la présidence du Venezuela lors d'un scrutin que les États-Unis ont contesté, assure faire face à un complot « impérialiste » dont l'enjeu serait les ressources pétrolières vénézuéliennes. Ses détracteurs, qui se disent victimes de répression politique, le tiennent pour seul responsable de la ruine économique du pays.

Washington a intensifié ces derniers mois ses sanctions contre le gouvernement socialiste du président Maduro, et lui a demandé de mettre fin à la répression de l'opposition et aux privations que subit le peuple vénézuélien.

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