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Matane adopte la déclaration citoyenne d’urgence climatique

Remise officielle de la déclaration par des citoyens.

Les citoyens ont déposé officiellement la déclaration au conseiller Steve Girard, président du comité du Fonds vert de la Ville de Matane

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Radio-Canada

Les élus de la Ville de Matane ont adopté hier soir la Déclaration citoyenne universelle d'urgence climatique. Cette déclaration promue par un groupe d'environnementalistes a déjà été adoptée par plusieurs municipalités du Québec, dont Rimouski, Longueuil et Montréal.

Un texte de Joane Bérubé

Une vingtaine de citoyens ont déposé officiellement la Déclaration qui a été reçue par le conseiller municipal et président du comité du Fonds vert de Matane, Steve Girard.

En septembre dernier, un mouvement citoyen, Ras-le-bol du plastique, s’était formé à Matane pour convaincre les marchands de diminuer l’usage du plastique dans leur emballage.

Une des membres de ce comité citoyen impromptu, Diane D’Astous, explique qu’ils ont voulu aller plus loin en interpelant la Ville sur le rôle qu’elle peut jouer dans la lutte contre les changements climatiques.

On est dans une situation extrême et il faut aussi que des gestes soient posés à la même hauteur.

Diane D’Astous, citoyenne de Matane
Une femme lit un document devant un micro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lecture de la déclaration citoyenne universelle d'urgence climatique par une des citoyennes venues la déposer aux élus municipaux de la Ville de Matane, le 19 novembre

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Il ne nous reste plus beaucoup de temps pour changer nos habitudes, ajoute la citoyenne.

Propositions concrètes

Même si les élus avaient déjà adopté la résolution, des citoyens sont allés tour à tour au micro lire des extraits de la déclaration aux élus municipaux.

Certains ont ensuite suggéré à la Ville différentes actions que les élus pourraient mettre en branle pour diminuer son empreinte énergétique et lutter contre les changements climatiques.

Il a été ainsi proposé que la Ville augmente son parc de voitures électriques, qu’elle fasse pression pour que cesse la coupe forestière dans le parc Matane, qu’elle accélère sa démarche vers le compostage des matières putrescibles et que cette nouvelle cueillette s’effectue aussi auprès des commerces, notamment les restaurants et supermarchés.

Un citoyen devant un microAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louis-Philippe Cusson, un des citoyens à l'origine du dépôt de la Déclaration citoyenne universelle d'urgence climatique en a fait la présentation devant le conseil municipal.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Il a aussi été demandé à la Ville d’interdire le plastique à usage unique dans les commerces.

  On demande à la Ville, un plus grand leadership d’être novateur, de tenter des choses, d’aller voir les marchands, les compagnies, de leur faire voir que c’est important, qu’eux aussi doivent réduire  , commente Diane D’Astous.

Les citoyens promettent de revenir au conseil municipal et de suivre les actions que la Ville entreprendra pour se conformer à la Déclaration.

Aux premières loges de l'érosion et de la montée des eaux

Mme D’Astous réside dans le secteur de Matane-sur-Mer, très touché par l’érosion des berges.

Trois maisons ont déjà été démolies, quatre autres le seront sous peu. Elle se dit aux premières loges des changements climatiques

Une femme lit un document devant un microAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lecture de la déclaration citoyenne universelle d'urgence climatique devant les élus matanais

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La Ville, croit-elle, doit être plus proactive dans ce dossier et s’inspirer de ce qu’il se fait ailleurs, notamment à Sainte-Flavie, et agir en prévention auprès des citoyens.

Le conseiller municipal, Steve Girard, reconnaît que c’est un enjeu majeur.

Il estime d’ailleurs que Matane a tout intérêt à adapter cette Déclaration à sa réalité, notamment celle d’être très touchée par l’érosion. On est déjà actif depuis longtemps, mais on va l’être encore plus. La Ville se doit d’agir  , affirme le conseiller municipal.

Des efforts

Jusqu’à maintenant la Ville a mis en place diverses initiatives pour améliorer son bilan vert comme l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques ou la création d’un volet vert dans son programme de budget participatif.

Matane a aussi créé un fonds vert en 2015. Deux dollars sont versés au fonds pour chaque tonne de déchets ensevelie au Lieu d’enfouissement technique (LET).

Ce fonds permet de financer les initiatives environnementales des organismes ou citoyens. Lors de la dernière séance du conseil, les élus ont ainsi financé l’installation d’une fontaine d’eau avec un dispositif de remplissage des bouteilles.

Pour favoriser le transport actif, la Ville a aussi fait valoir qu’elle travaille au prolongement de pistes cyclables.

Deux projets sont dans les cartons, un sur la rue Saint-Rédempteur et l’autre sur la route 195 entre la rue Henri-Dunant et le pont Michaud.

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