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Collusion : Québec reçoit près de 7 M$ en compensation

Hôtel de ville de Québec.
Le drapeau du Québec est placé au centre, devant l'hôtel de ville de Québec. Photo: Capture d'écran Google Maps
Radio-Canada

La Ville de Québec a reçu 6,7 millions de dollars d'entreprises et de firmes de génie-conseil impliquées dans des stratagèmes de collusion dans le cadre d'obtention de contrats publics.

Un texte de Nicolas Vigneault

C'est ce qu'a déclaré le maire de Québec Régis Labeaume en pleine séance du conseil municipal lundi soir. « Je peux vous dire, je pense qu'on a notre dû », a lancé Régis Labeaume.

Au cours des dernières années, certaines firmes ont choisi de se prévaloir du Programme de remboursement volontaire du gouvernement du Québec.

Ce programme, en vigueur du 2 novembre 2015 au 15 décembre 2017, permettait à des entreprises ou des firmes de rembourser volontairement des sommes perçues en trop plutôt que d'être amenés devant les tribunaux par les municipalités.

En 2016, la firme CIMA+ avait choisi de se prévaloir de ce programme pour rembourser les villes de Québec,Gatineau, Montréal, Laval et Lévis.

À l'époque, l'entreprise devenait ainsi la sixième compagnie, après Construction DJL, Construction Frank Catania et Associés, Construction IREBEC, Corporoche et SNC-Lavalin, à demander une quittance générale via ce programme.

L'opposition veut un inspecteur général

Avant le conseil municipal, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a demandé à l'administration Labeaume de mettre en place un Bureau de l'inspecteur général afin de contrer de possibles cas de collusion et de corruption.

« L'idée ce n'est pas de dire qu'il y a de la collusion », prévient d'abord M. Gosselin. Le chef l'opposition estime qu'il faut être proactif en matière de prévention de la corruption dans l'octroi de contrats publics.

Déjà trois villes au Québec sont dotées d'un tel bureau, soient Montréal (2014), Laval (2014) et Saint-Jérôme (2017). Les villes de Longueuil et Terrebonne ont également entamé les démarches pour se doter d'un inspecteur général.

« Dans le cas de Saint-Jérôme, le bureau a permis d'économiser 3 M$ en un an », affirme M. Gosselin. Ce dernier estime d'ailleurs que la création d'un tel bureau à Québec coûterait environ 1,5 M$.

Jean-François Gosselin estime que la création d'un bureau de l'inspecteur général est tout à fait compatible avec le rôle que joue présentement le Vérificateur général de la Ville de Québec. « Dans les autres villes où il y a un inspecteur général, les deux travaillent ensemble », soutient le chef de Québec21.

Proposition rejetée par le maire

Le maire de Québec a rapidement rejeté la proposition de l'opposition en affirmant qu'il existe déjà des mécanismes pour prévenir la corruption et la collusion à Québec. « On défonce des portes ouvertes », illustre Régis Labeaume.

La question de la création d'une telle organisation a été analysée à plusieurs reprises pour en arriver à la conclusion que le système en place est sécuritaire et honnête selon le maire Labeaume. « On ne peut pas comparer Québec à des villes comme Montréal, Laval et Saint-Jérôme », dit le maire qui rappelle que ces villes ont été montrées du doigt dans de nombreux cas de fraudes.

Selon le maire de Québec, le Vérificateur général de la Ville a tous les pouvoirs nécessaires pour prévenir la collusion et la corruption au sein de l'organisation.

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