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François Boileau ne comprend pas les arguments du gouvernement

Un homme est debout.
François Boileau Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, trouve « étrange » la suggestion de la ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, pour qu'il occupe un poste au sein du bureau de l'ombudsman. Il avoue également ne pas comprendre les arguments du gouvernement dans cette histoire.

Joint par Radio-Canada lundi, François Boileau a déclaré ne pas être au courant qu'il avait la possibilité de rester en poste. Le commissaire Boileau affirme avoir appris sur Twitter l'existence de cette possibilité.

Lors d'une conversation avec la ministre Mulroney, jeudi soir, il note qu'il n’était pas mention de son transfert au sein du bureau de l’ombudsman et que le projet de loi ne fait pas mention d'un quelconque transfert.

Il qualifie d'ailleurs d'« étrange » cette suggestion faite publiquement par une ministre.

C’est un peu étrange pour un gouvernement de suggérer le nom d’une personne qui va ultimement être choisie par un officier indépendant de l'Assemblée législative. C’est l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, qui devra décider s’il veut un poste d’ombudsman adjoint aux services en français, soutient M. Boileau.

C'est inhabituel puisqu'on parle d'une personne du gouvernement qui suggère le nom d'une personne qui doit être choisie par un officier indépendant de l'Assemblée législative.

François Boileau, commissaire aux services en français de l'Ontario

Lors d'une période de questions houleuse, la ministre Mulroney a dit être ouverte à ce que le commissaire Boileau puisse poursuivre son travail avec le reste des employés, « s’il le choisit ». Mme Mulroney a même souligné qu'un poste d'adjoint à l'ombudsman pouvait être créé pour M. Boileau.

M. Boileau a toutefois fermé la porte à un poste au sein du bureau de l'ombudsman de l'Ontario.

Incompréhension

Le commissaire Boileau affirme par ailleurs ne pas comprendre les arguments avancés par le gouvernement pour expliquer la fusion du Commissariat aux services en français et avec le bureau de l'ombudsman. Selon lui, même en comptant son salaire, les économies du gouvernement se chiffreront à environ 300 000 $ par année.

Il doit avoir d'autres arguments que cela, mais c'est peut-être moi le problème.

François Boileau, commissaire aux services en français de l'Ontario

François Boileau note par ailleurs que son travail, en tant que commissaire, est bien différent de celui de l'ombudsman. Il rapporte que son rôle va plus loin et qu'il doit faire la promotion et la défense du français en Ontario. Même avec sa bonne volonté, le commissaire Boileau ne croit pas que Paul Dubé puisse assumer ce rôle.

M. Boileau dit avoir eu des discussions avec Paul Dubé au sujet de la transition. Une rencontre doit avoir lieu au cours des prochains jours pour assurer le suivi des dossiers.

Toronto

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