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Adonis Stevenson veut remettre les pendules à l'heure le 1er décembre

Il est penché sur les câbles à l'entraînement.

Adonis Stevenson veut faire oublier sa performance décevante contre Badou Jack.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Chabot

Radio-Canada

Le champion du WBC des mi-lourds, Adonis Stevenson (29-1-1, 24 K.-O.), souhaite lancer un message clair le 1er décembre, à Québec, face à l'Ukrainien Oleksandr Gvozdyk (15-0, 12 K.-O.).

Un texte de Jean-François Chabot

À 41 ans, Stevenson veut que tout le monde comprenne qu’il n’était pas au meilleur de sa forme quand Badou Jack lui a soutiré un combat nul, en mai dernier, à Toronto.

Il rappelle qu’il était diminué par un virus et que son entraîneur Sugar Hill n’avait pas pu superviser l’ensemble de sa préparation. Cette fois, rien ne sera laissé au hasard.

« C’est sûr qu’il y a des choses que l’on a changées. J’ai travaillé beaucoup du point de vue technique. On a passé beaucoup de temps ensemble (retraite fermée avec Hill). J’ai fait le vide pour me reconcentrer sur ce que j’avais à faire », a soutenu Stevenson.

Une approche sérieuse

Cette préparation a, comme il se doit, inclus le visionnement des récents affrontements de son adversaire pour son 11e combat de championnat du monde.

Ça n’a pas duré longtemps, mais on a regardé quelques vidéos de Gvozdyk. Après quelques combats, on s’est dit que c’était trop endormant (rires). J’ai vite su à quoi m’en tenir avec lui.

Adonis Stevenson

Celui que l’on surnomme « Superman » a aussi souligné qu’il ne fallait pas le compter trop vite pour battu.

« On disait que Badou Jack allait m’outboxer. Et ce n’est pas ce qui est arrivé. On a eu une nulle, mais ce n’est que partie remise. »

Certains observateurs estiment que Stevenson pourrait en avoir plein les bras face à un boxeur plus jeune de la trempe de Gvozdyk. Mais le champion ne semble guère inquiet.

« Il se dit tellement d’affaires. Mais pour me surclasser, ce sera difficile. Je suis tellement bien entouré chez Kronk Gym avec Sugar Hill, Emmanuel Stewart et Tiger Paul qui depuis mes débuts me donnent de bonnes techniques. »

Interrogé sur l’identité des partenaires avec qui il a préparé cette 10e défense de sa ceinture mondiale, Stevenson a gardé le silence, visiblement désireux de conserver le secret le plus complet sur sa stratégie et les aspects précis de la tactique qu’il espère mettre de l’avant.

Il a cependant répété qu’il sera prêt à toute éventualité.

« Il faut toujours que je sois bien préparé. Ceux qui m’affrontent sont toujours gonflés à bloc. Mais c’est sûr que, cette fois, ma préparation est différente pour faire face à un aspirant obligatoire. »

Vers un choc avec Jean Pascal?

Stevenson n’a pas voulu commenter l’article paru lundi matin, dans le Journal de Montréal, où il ouvre la porte à un combat d’unification face à Jean Pascal, si toutefois ce dernier met la main sur la ceinture de la WBA, samedi prochain, contre Dmitry Bivol.

« On verra ça le temps venu. Pour le moment, je me concentre sur Gvozdyk parce que c’est un adversaire à prendre au sérieux », a d’abord dit Stevenson.

Après avoir opiné du bonnet, le promoteur Yvon Michel a clairement cherché à refermer le couvercle de cette marmite bouillante d’actualité.

« On va d’abord voir ce qui se passera avec Jean samedi. On va ensuite s’occuper de Gvozdyk. Mais après, on aura l’occasion d’en discuter. »

Par contre, Adonis a dit souhaiter une victoire pour Jean Pascal.

« Il vient de Montréal. C’est un produit du Québec. Ce serait une grosse affaire pour tout le monde ici que d’avoir quatre champions du monde dans la même catégorie de poids. On serait face à une situation vraiment rare partout dans le monde. Il vaudrait mieux en profiter parce que cette situation n’arrivera peut-être plus. »

Quand je lui ai fait part des commentaires de Pascal concernant un possible tournoi d’unification des ceintures qui l’exclurait, Stevenson a souri avant de riposter.

Jean, il parle, il parle. On sait tous comment il est, Jean. On verra bien. C’est loin encore tout ça. On va espérer que tout le monde gagne et après on verra. Là, on parle juste pour parler.

Adonis Stevenson

Québec, mon amour

Critiqué pour avoir fait faux bond au Québec et au Groupe Yvon Michel pour avoir présenté son combat précédent à Toronto, Stevenson y est allé d’une déclaration d’amour bien sentie pour la Vieille Capitale et ses amateurs de boxe.

« La dernière fois, c’est vrai, je me suis battu à Toronto. Je suis vraiment content de revenir à Québec pour ce combat. J’ai souvent gagné et défendu mon titre là-bas. Québec me porte bonheur. »

Pour sa part, Yvon Michel voit dans le choix de Québec une simple bonne occasion d’affaires.

« Il y a une volonté très forte de la part de Québecor, de Gestev et du Centre Vidéotron de nous amener là-bas. Ils nous font des conditions à côté desquelles nous ne pouvons passer. »

Note : Le champion de la WBO des mi-lourds, Eleider Alvarez, assistera au combat de Stevenson le 1er décembre. Il s’envolera le lendemain matin à destination de la Colombie, où il est en nomination pour le titre d’athlète par excellence de l’année.

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