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Le premier ministre Ford invite les Franco-Ontariens à se plaindre auprès de Kathleen Wynne

Un homme en veston

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Selon le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, les Franco-Ontariens ont été « mal informés » par les libéraux sur le projet de l'Université de l'Ontario français, et il les invite à se plaindre auprès de l'ancienne première ministre Kathleen Wynne à cet effet.

Un texte de Jean-François Morissette

Nous avons 10 université et collèges qui offrent 300 cours en français. Nous devons informer les élèves du niveau secondaire de cela parce que les classes ne sont pas pleines, a lancé M. Ford en point de presse lundi.

Doug Ford réitère que les compressions dans les services en français « n’ont rien de personnel contre les Franco-Ontariens », en rappelant que trois autres projets universitaires ont été annulés par le gouvernement.

Il serait irresponsable d’aller de l’avant avec le projet, comme l’a promis le gouvernement précédent. Si quelqu’un a une plainte à faire, il devrait appeler le bureau de Kathleen Wynne.

Doug Ford, premier ministre de l’Ontario

Kathleen Wynne a menti aux Franco-Ontariens en leur disant que nous avions l’argent pour aller de l’avant, ajoute M. Ford.

Doug Ford se défend d’avoir « coupé » le projet de l'Université de l’Ontario français, alors que, dit-il, « le projet n’avait pas encore vu le jour ».

Un homme en veston avec une cravate.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Ford s'était engagé en juillet à « continuer d'appuyer le conseil [d'administration] intérimaire » de l'Université de l'Ontario français.

M. Ford a tenu son point de presse à la suite d'une rencontre avec le premier ministre du Québec, François Legault. Ce dernier lui a fait part de sa « déception » quant aux compressions dans les services en français et lui a demandé de faire marche arrière.

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, a également défendu la décision du gouvernement Ford.

Le projet de l’Université de l’Ontario français est un projet important pour la communauté francophone et notre gouvernement admet cela, mais nous avons été bernés par les libéraux et nous avons hérité d’un déficit de 15 milliards de dollars, lance Mme Mulroney.

Les libéraux, qui ont été élus en 2003, auraient pu bâtir cette université, mais ils ont commencé le travail en 2017 sans le financement.

Caroline Mulroney, ministre déléguée aux Affaires francophones.

Mme Mulroney réitère que le gouvernement n’a pas les moyens de financer le projet.

Caroline Mulroney est aussi revenue sur la décision d’incorporer le bureau du Commissariat aux services en français à celui de l’ombudsman. Selon elle, cela remplit la promesse de réduire la taille du gouvernement.

L'importance des Franco-Ontariens

La députée d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, estime que le premier ministre Ford « ne comprend pas » ce que c'est d'être à la tête d'une province où vit une minorité linguistique.

On ne peut pas être à la tête du gouvernement ontarien et ne pas se soucier des minorités linguistiques, affirme Mme Des Rosiers.

Le député néo-démocrate Guy Bourgouin croit que la décision de M. Ford va à l'encontre des droits constitutionnels des Franco-Ontariens.

Les francophones sont un peuple fondateur du pays, dont le bilinguisme est la base fondamentale de ce qu’on conçoit comme le Canada contemporain, note M. Bourgouin.

Toronto

Politique provinciale