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Le bureau de la protection de l'enfance a lancé 70 enquêtes à la suite de décès de jeunes au Manitoba

Daphne Penrose, la protectrice des enfants du Manitoba.

La protectrice des enfants du Manitoba, Daphne Penrose, a lancé 70 enquêtes spéciales des Services à l'enfant et à la famille, permises par l'arrivée d'un mandat plus élargi en mars dernier.

Photo : Radio-Canada / Ian Froese

Radio-Canada

La protectrice des enfants du Manitoba révèle dans un rapport que son bureau a lancé 70 enquêtes spéciales pour l'année 2017-2018. Ces examens sont rendus possibles depuis l'élargissement du mandat du bureau en mars dernier.

Ce rapport révèle que le bureau de la protection de l’enfance a enquêté, ou est en cours d'enquête, sur 70 cas de mort de jeunes dans la province au cours de la dernière année.

Selon son mandat, Daphne Penrose est avisée de tous les cas de mort de jeunes au Manitoba. Depuis mars dernier, le bureau de la protection de l’enfance est indépendant des Services à l'enfant et à la famille.

Le bureau peut examiner les services offerts aux jeunes en éducation, en santé et en justice à la suite du décès d’une personne de moins de 21 ans.

La protectrice des enfants a également le pouvoir de dévoiler publiquement les résultats de ses enquêtes sur la mort d’enfants pris en charge par la province.

Son rapport annuel révèle que le nombre de morts d’enfants au Manitoba s’élève à 187 pour l’année 2017-2018, soit le plus important depuis 2009-2010.

Daphne Penrose relativise ce chiffre en soulignant son caractère variable au fil des ans. « S’il y a une baisse l’an prochain, cette augmentation ne sera pas significative en tant que telle », explique-t-elle.

La protectrice des enfants ajoute qu'elle garde tout de même un œil sur l’évolution du nombre de décès. « Une mort est une mort de trop dès qu’elle n'est pas naturelle », précise Daphne Penrose.

Si le document mentionne que 61 % des cas de 2017-2018 correspondent à des morts naturelles, 11 % sont dus à des accidents.

Pour le moment, le bureau de la protection des enfants ne peut enquêter que sur des cas survenus dans le spectre des Services à l'enfant et à la famille. Une situation qui limite le travail du bureau de la protection de l’enfance dans les cas de santé mentale et de dépendance.

« Si un enfant qui a reçu des soins de services en santé mentale se suicide, mais qu’il n’a jamais été en rapport avec les Services à l'enfant et à la famille, ce n’est pas un cas sur lequel nous pouvons enquêter, car ce n'est pas de notre ressort », regrette Daphne Penrose.

La situation devrait changer dès l’application de la deuxième phase de l’élargissement du mandat du bureau de protection de l’enfance. Selon les documents déjà dévoilés par le gouvernement, les équipes de Daphne Penrose pourront enquêter sur des cas hors du cadre des Services à l'enfant et à la famille.

« Beaucoup de familles ont perdu leurs enfants par des suicides à cause des dépendances », affirme la protectrice des enfants du Manitoba. Selon le rapport annuel, en 2017-2018, 11 % des morts d’enfants sont imputables à des suicides.

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