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Une membre des Hay Babies attaquée au couteau à Moncton

L'auteure-compositrice-interprète Julie Aubé
L'auteure-compositrice-interprète Julie Aubé a été victime d'une attaque au couteau, dimanche soir à Moncton. Photo: Radio-Canada / Christine Manore

Une membre du groupe Les Hay Babies a été attaquée au couteau, en plein centre-ville de Moncton, dimanche en début de soirée. Deux jeunes femmes ont été arrêtées et accusées relativement à cette affaire.

Un texte de Catherine Allard

Julie Aubé se trouvait seule à bord de la fourgonnette du groupe lorsqu’une femme l’a menacée avec un couteau. Elle lui a demandé de lui donner son téléphone et les clés du véhicule.

L’attaque s’est déroulée vers 18 h 20 dans le stationnement de l’hôtel Marriott, au coin des rues Main et Mechanic, en plein centre-ville à Moncton. L’agresseuse était accompagnée de trois autres personnes au moment des faits.

Julie était à la place du conducteur et la femme était du côté du passager. Elle a passé sa main par la fenêtre avec le couteau, raconte une autre membre du groupe, Vivianne Roy, qui se trouvait quelques mètres plus loin lorsqu'est survenu l’incident.

L'incident s'est déroulé en plein centre-ville de Moncton, à quelques pas de l'hôtel de ville, au coin des rues Main et Mechanic.L'incident s'est déroulé en plein centre-ville de Moncton, à quelques pas de l'hôtel de ville, au coin des rues Main et Mechanic. Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

C’était un endroit super visible, qui devrait être sécuritaire parce qu’il y a des caméras partout, de la lumière partout, en face d’une porte d’hôtel. Que Julie se fasse mettre un couteau à la face, c’est trop loin. C’est vraiment violent.

Vivianne Roy, membre du groupe Les Hay Babies

Vivianne Roy mentionne qu’elle devait passer la nuit à l’hôtel et que l’attaque s’est produite lorsqu’elle est allée chercher la clé de sa chambre à la réception, avec l’autre membre du groupe Katrine Noël.

La fourgonnette des Hay Babies se trouvait à l'entrée du stationnement de l'hôtel Marriott lorsque l'attaque a eu lieu.La fourgonnette des Hay Babies se trouvait à l'entrée du stationnement de l'hôtel Marriott lorsque l'attaque a eu lieu. Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Julie est arrivée [dans le hall de l'hôtel] avec la main sur la poitrine, à la veille de pleurer, et elle a dit que quelqu’un venait de la menacer avec un couteau dans la voiture, explique Vivianne Roy.

Elle raconte que son amie a supplié la femme de ne pas lui faire mal, et que cette dernière s’est finalement enfuie sans la blesser.

Les membres du groupe Les Hay Babies, Vivianne Roy, Katrine Noël et Julie Aubé.Vivianne Roy (à gauche) raconte l'agression subie par la membre du groupe Julie Aubé (à droite), alors qu'elles étaient ensemble au centre-ville de Moncton, dimanche soir. Photo : Radio-Canada / Andrea Warner

Deux jeunes femmes arrêtées

Deux femmes de 16 ans et 21 ans ont été arrêtées à la suite de l’incident. Elles ont été accusées de vol à main armée et de port d'arme dans un dessein dangereux.

Les deux jeunes femmes ont comparu en cour lundi matin à Moncton, et resteront en détention jusqu’à leur prochaine comparution, prévue pour plus tard cette semaine.

Le sergent Mario Fortin, du Service régional de Codiac de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), affirme que l’enquête se poursuit et que d’autres personnes pourraient être arrêtées relativement à cette affaire.

C’est très troublant, dit le policier

M. Fortin affirme que ce genre d’incident est rare au centre-ville de Moncton, surtout entre des personnes qui ne se connaissent pas. Ça n’arrive pas toutes les semaines.

Ceci c’est vraiment troublant parce que c’est du monde qui ne se connaissait pas. Il faut vraiment que quelqu’un soit [audacieux] pour faire ça en plein public.

Mario Fortin, sergent de la GRC

Même si la GRC soutient qu’il s’agit d’un événement isolé, les membres du groupe sentent que le centre-ville de Moncton a changé au cours des dernières années.

C’est souvent que je me suis sentie pas en sécurité parce que je suis une femme, quand je marche dans la rue au centre-ville, mais je pensais que c’était la seule chose qui était dangereuse à Moncton. Ceci, c’est vraiment un autre niveau et faut que les gens soient prudents parce que ça arrive et on ne s’y attend pas, dit Vivianne Roy.

De 2016 à 2017, l’indice de gravité de la criminalité – qui mesure la fréquence et la gravité des crimes – a augmenté de 15 % à Moncton, selon Statistique Canada. Il s’agit de la deuxième augmentation la plus importante au pays, après Sudbury, en Ontario.

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