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Six élèves d'une école catholique de Toronto accusés d'agression sexuelle

Photo d'un homme portant un uniforme de police blanc
Le détective Dominic Sinopoli de l'escouade des crimes sexuels de la police de Toronto Photo: La Presse canadienne / Tijana Martin

Six élèves de l'école privée St. Michael's de Toronto sont accusés en lien avec une agression sexuelle présumée sur un autre élève qui aurait eu lieu sur le campus du prestigieux établissement catholique pour garçons.

Cinq des accusés se sont rendus aux policiers, alors que le sixième a été appréhendé sur le chemin de l’école.

Les chefs d'accusation :

  • Voies de fait
  • Violence sexuelle collective
  • Agression sexuelle armée

En parlant de la présumée victime, le détective Dominic Sinopoli de l'escouade des crimes sexuels affirme qu'il reçoit l'appui dont il a besoin et qu'il mérite.

Le policier indique que le cas est lié à une initiation qui a tourné en acte criminel. La police enquête sur trois autres cas présumés d'agression physique et/ou sexuelle à l'école.

Le détective Sinopoli craint qu'il y ait d'autres victimes. D'autres accusations pourraient être déposées.

La police lance un appel à témoins.

Le directeur de l'école collabore avec la police.

Photo de l'extérieur d'une école en briques jaunes; une arche et trois grands arbres sont en avant-plan.Le St. Michael's College est une école privée pour garçons. Photo : St. Michael's College

Des vidéos

La police n'a pas voulu confirmer que les accusés faisaient partie de l'une des équipes sportives de l'école secondaire qu'ont déjà fréquentée les ex-hockeyeurs Tim Horton et David Keon, notamment.

Les policiers ont expliqué que leur enquête était toujours en cours. Ils ont confirmé toutefois l’existence d’une vidéo de l'agression sexuelle présumée et servent un sérieux avertissement à quiconque la partagerait, qualifiant son contenu de pornographie juvénile.

Nous sommes très préoccupés par la distribution de vidéos sur les médias sociaux, a déclaré l'inspecteur Sinopoli. Les conséquences sont profondes... cela nuit au rétablissement de la victime.

Il y a également une deuxième vidéo, liée à un autre événement.

Des menaces

Lors de la conférence de presse lundi, les policiers ont également annoncé que le directeur de l’établissement ne pouvait pas être présent en raison d'une alerte à la bombe à l'école. L'ordre d'évacuation de l'établissement a été levé par la suite.

C’est la deuxième menace que l'école subit en quelques jours, selon Dominic Sinopoli. Des policiers avaient d’ailleurs été dépêchés sur les lieux pour renforcer la sécurité de l’école.

La direction de St. Michael's avait déjà expulsé huit élèves et en avait suspendu un relativement aux allégations. Elle se réjouit du dépôt d'accusations. Nous appuyons pleinement la décision de la police de Toronto d'arrêter six des élèves expulsés, indique l'école privée sur Twitter. Nous croyons que les accusations sont tout à fait appropriées dans les circonstances.

Cinq des élèves arrêtés font partie de ceux qui avaient été expulsés.

Pour sa part, le maire John Tory a qualifié le cas d'histoire très triste. Il s'agit d'une école qui a une longue histoire distinguée dans notre ville, mais parfois les cultures d'organisations comme celle-ci, et ça ne se limite pas à cette école, ne respectent pas les normes acceptées et ne s'adaptent pas aux changements d'attitudes.

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