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Record d'homicides à Toronto : la fin du fichage en partie en cause, dit le chef de police

Photo d'un homme portant un uniforme de policier derrière un micro dans un studio de radio

Le chef de police Mark Saunders au micro de CBC, lundi matin

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre record de meurtres enregistré à Toronto cette année est en partie lié à la fin du fichage, affirme le chef de police torontois, Mark Saunders.

L'ancien gouvernement libéral a interdit en 2015 cette pratique de contrôler l'identité et d'interroger de façon aléatoire ou arbitraire quelqu'un dans la rue, pour éviter toute discrimination.

Nombre de membres des communautés noires et autochones se disaient ciblés par la police, à cause du fichage.

Le nouveau premier ministre conservateur Doug Ford a affirmé, toutefois, qu'il voulait lever les restrictions trop strictes imposées aux policiers.

De son côté, le chef de police de Toronto, Mark Saunders, admet en entrevue à CBC qu'il y a un problème d'armes à feu dans la Ville Reine.

Je ne peux pas dire que le fichage n'est pas un facteur, mais il y a une multitude de facteurs en cause.

Une citation de : Mark Saunders, chef de police de Toronto

La faute des gangs

M. Saunders montre du doigt la culture des gangs, qui était aussi responsable de la flambée des fusillades en 1991, selon lui.

Les gangs sont devenus, soutient-il, de plus en plus audacieux dans leur utilisation des armes à feu. La grande majorité des victimes de fusillades, ajoute-t-il, sont des membres de gangs, qui mènent une vie à haut risque.

Il se défend en disant que la police a saisi 900 armes à feu cette année.

À ses yeux, Toronto demeure une ville sécuritaire pour la vaste majorité des résidents. Il souligne qu'il s'agit d'une année inhabituelle pour Toronto, qui a été frappée par deux tragédies à large échelle en 2018 (attaque au camion-bélier de la rue Yonge et fusillade de l'avenue Danforth).

Cela dit, M. Saunders se réjouit de voir que la recherche de solutions ne porte pas seulement sur l'aspect policier, mais que les élus débattent aussi de logement, d'éducation et d'emplois pour les jeunes à risque.

Selon lui, il faut plus de financement à long terme pour ce genre de programmes. Il pense que 2018 sera un point tournant à ce sujet.

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