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BlackRock transportera son minerai par train

Un plan 3D de l'usine de Métaux BlackRock
L'usine de Métaux BlackRock Photo: Courtoisie / Métaux BlackRock
Radio-Canada

L'entreprise Métaux BlackRock qui veut construire une fonderie au Saguenay pour traiter du concentré de minerai en provenance d'une future mine à Chibougamau confirme qu'elle utilisera les voies ferrées pour faire le lien entre les deux installations.

Un texte de Catherine Paradis

Après avoir conclu une entente de principe avec Rio Tinto en septembre, la minière confirme, dans un communiqué de presse envoyé tôt lundi matin, qu'elle s'est entendue avec les compagnies ferroviaires pour le transport du minerai.

Nous croyons que cette décision contribuera à bonifier davantage notre projet pour le bénéfice des communautés, de nos employés, de nos clients ainsi que toutes les parties prenantes, tout en créant de la valeur pour nos actionnaires et en contribuant à assurer la sécurité routière, a fait savoir le président du conseil et chef de la direction de Métaux BlackRock, Sean Cleary.

Priorité à l'acceptabilité sociale

Même si le transport par train demeure rentable pour Métaux BlackRock, cette option est beaucoup moins avantageuse d'un point de vue économique soutient la minière.

La décision d’opter pour le transport ferroviaire a été prise à la lumière des consultations publiques du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Au niveau des coûts, on peut dire que le transport par camion est sans contredit moins cher. Nous avons choisi le train parce que le côté acceptabilité sociale était nettement en faveur du rail, a expliqué le directeur exécutif de Métaux BlackRock, David Dufour, en entrevue à Y’a des matins.

Nous nous sommes rendu compte que faire traverser une centaine de camions par jour dans les villages ne faisait pas l’affaire de tout le monde, alors on a écouté.

David Dufour, directeur exécutif de Métaux BlackRock

Monsieur Dufour assure que l’acceptabilité sociale est aussi importante que la viabilité économique pour le projet de mine de 50 ans.

On dit qu’on veut avoir l’usine la plus verte au monde. Ce n’est pas juste au niveau des procédés et des gaz à effet de serre, aussi au niveau de l’environnement dans lequel l’usine s’insère et le transport en fait partie, ajoute David Dufour.

Interrogé sur cette décision, le maire de Saint-Prime, Lucien Boivin, dit qu'il s'en réjouit. Il pense maintenant aux redevances qui pourraient être versées aux municipalités comme la sienne. On va travailler pour créer un comité pour pouvoir évaluer les impacts dans notre secteur. Puisque c'est une utilisation de voies ferrées dans nos municipalités, c'est pour avoir un certain retour, soutient-il.

Fluidité du transport ferroviaire

Métaux BlackRock soutient qu'elle est rassurée de voir que les deux propriétaires des rails, Rio Tinto et Canadien National, ont la volonté d'assurer la fluidité du transport ferroviaire.

La minière pourra aussi utiliser la desserte ferroviaire vers le port de Grande-Anse. Elle s’attend toutefois à ce que Port Saguenay prolonge encore la voie ferrée pour absorber une hausse potentielle du trafic au cours des prochaines années, si d'autres projets s'ajoutent comme AP60 chez Rio Tinto.

Le concentré transformé au Saguenay permettra à Métaux BlackRock d’envoyer des produits de vanadium, de titane et de fonte brute destinés aux marchés américains, européens et asiatiques.

Saguenay–Lac-St-Jean

Métaux et minerais