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Laissez-passer universel d'autobus : l'heure du vote à l'Université Laval

Autobus du RTC devant la station de l'Université Laval

Autobus du RTC devant la station de l'Université Laval

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lavoie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les étudiants de l'Université Laval sont appelés dès lundi à voter pour ou contre la mise en place d'un laissez-passer universel (LPU) de transport en commun. Une nouvelle tentative de concrétiser ce vieux projet sur lequel les associations étudiantes planchent depuis 13 ans.

La communauté étudiante de l'Université Laval a jusqu'au 26 novembre pour se prononcer.

Il est possible de voter dans des bureaux physiques sur le campus durant les trois premiers jours du référendum. Le reste du processus se fera sur une plateforme en ligne.

Si le Oui l'emporte, la Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL) et l'Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AÉLIÉS) espèrent une entrée en vigueur du LPU à temps pour la session d'automne 2019.

Le projet est appuyé par l'administration de la rectrice Sophie D'Amours.

Esprit collectif

Dans sa forme actuelle, le LPU a été pensé par un comité formé de représentants de la CADEUL, de l'AÉLIÉS, du Réseau de transport de la capitale, de la Société de transport de Lévis et de la direction de l'Université Laval.

Cette nouvelle offre de titre de transport en commun impliquerait des frais d'environ 120 $ par session en 2019-2020. Le montant passera à 144 $ en 2021-2022, montant ensuite indexé de 2 % par année. La somme fera partie des frais obligatoires des étudiants à temps plein, mais pas de ceux à temps partiel.

Les personnes pour qui prendre le transport en commun est impossible (handicap, formation à distance à l'extérieur du territoire desservi) pourront invoquer une clause d'exclusion et retirer les coûts de leur facture, assure Mathieu Montégiani, président de la CADEUL.

Mais pas question d'en faire un frais facultatif. « Comme c'est un frais obligatoire, ça va permettre de réduire la facture pour les gens qui utilisent déjà le transport en commun », expose-t-il, comparant le système à celui de la Régie de l'assurance maladie du Québec.

« Tout le monde contribue pour que tout le monde y ait accès. » 

Développement durable

Outre de sauver des frais sur le transport en commun, les partisans du LPU y voient un effort afin de désengorger le réseau routier ainsi qu'un moyen de réduire l'impact environnemental de la communauté étudiante.

« C'est une belle opportunité pour tous les étudiants de prendre position pour le développement durable et de prendre de bonnes habitudes de transport en commun pour l'avenir », plaide Ève-Marie Allard, coordonnatrice du comité partisan pour le Oui.

Il n'y a pas de comité mis sur pied par les partisans du Non.

Radio-Canada a toutefois échangé avec une étudiante mécontente, qui a préféré demeurer anonyme. Elle affirme que plusieurs étudiants « sont choqués de voir qu'une partie d'entre eux devront payer, bien malgré eux, pour le transport en autobus des autres ».

Il s'agit selon elle « d'une injustice complètement ignorée par la CADEUL comme l'université ».

Avec les informations de Marie Maude Pontbriand

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