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Passer un examen de santé au milieu de la nuit pour réduire l'attente

Rendez-vous nocturne pour réduire l'attente

Des établissements de santé ont trouvé une solution pour diminuer les listes d'attente des rendez-vous en résonance magnétique : des examens nocturnes. Aux quatre coins de la province, des hôpitaux offrent des rendez-vous 24 heures sur 24, une approche qui permet de réduire les délais pour être examiné.

Un texte de Marie-Laurence Delainey

Jeudi, 4 h. Si Valérie Dubuc se lève si tôt, c’est parce qu’elle doit se rendre à l’hôpital Notre-Dame pour y passer un examen en résonance magnétique.

« Quand j’ai appelé, on m’a offert la possibilité pour que ça aille plus vite, un rendez-vous de nuit. Je trouvais que c’était correct dans mon horaire et je suis super contente de l’avoir fait, il n’y avait pas beaucoup de monde », dit-elle.

Le délai demandé par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec pour obtenir un examen est de trois mois. Pour le respecter, l’Hôpital Notre-Dame offre, depuis quelques jours, ces rendez-vous de nuit.

« On offre un corridor de services à nos collègues de Montérégie-Centre qui avaient des listes d’attente importantes et qui nous ont demandé de pouvoir les supporter », explique le directeur général adjoint santé, physique, du CIUSSS centre-sud, Pierre-Paul Millette.

Jouxtant l’hôpital, beige et noir, la chaussée est enneigée.  L'hôpital Charles-Le Moyne propose des examens de nuit depuis cinq ans. Photo : Radio-Canada

À l’Hôpital Charles-Le Moyne, les rendez-vous 24 heures sur 24 sont offerts depuis cinq ans. Cela a permis aux listes d’attente de passer de deux à un an. « On pourrait dire qu’on a diminué nos listes d’attente de 50 %. Mais malgré ça, on a quand même un an d’attente », explique la directrice des services multidisciplinaires CISSS Montérégie-Centre, Lyne Marquis.

Rentabiliser les ressources

D’autres établissements au Québec ont opté pour la même solution.

L’Hôpital du Haut-Richelieu, par exemple, offre ce service depuis le mois de septembre et celui de Saint-Eustache, depuis juin. À l’Hôpital de Saint-Jérôme, le délai d’attente est passé de plus de 40 mois à 10 mois en trois ans.

« Ça permet de maximiser la productivité du matériel, des ressources humaines et la rentabilité et réduire les listes d’attente. Mais c’est bien important de se questionner sur la pertinence du service et de laisser le choix à l’usager d’y aller la nuit ou le jour », précise la professeure agrégée au Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé de l’Université de Montréal, Roxane Borgès Da Silva.

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