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Arrêt des hostilités au Yémen

Une arche en briques est partiellement en ruines, entourée de voitures et de lampadaires détruits dans une ville du Yémen.
Un monument en ruines en bordure de la ville de Hodeida au Yémen Photo: Getty Images / Saleh Al-Obeidi
Reuters

Les miliciens chiites houthis ont annoncé dimanche qu'ils stoppaient leurs attaques de drone et leurs tirs de missiles contre l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et leurs alliés au Yémen.

Dans un communiqué, le mouvement houthi ajoute qu'il est prêt à un cessez-le-feu d'une plus grande ampleur si la coalition militaire conduite par Riyad « veut la paix ».

L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont pris la tête en mars 2015 d'une coalition militaire engagée contre les Houthis, qui tiennent la capitale yéménite depuis quatre ans et progressaient à l'époque en direction du port d'Aden.

En trois ans et demi, la guerre a fait plus de 10 000 morts et acculé le Yémen au bord de la famine.

L'annonce des miliciens houthis intervient alors que la coalition saoudienne a ordonné une suspension de son offensive contre Hodeida, le principal port du pays par lequel transite l'essentiel de l'aide humanitaire à destination de la population yéménite.

« À la suite de nos contacts avec l'émissaire de l'ONU [...], nous annonçons notre initiative de stopper les frappes de missile et de drones sur les pays agresseurs », écrit dans un communiqué Mohammed Ali al Houthi, qui dirige le Comité suprême des Houthis.

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, tente de relancer le processus de paix après l'échec d'une tentative en septembre dernier à Genève, où les Houthis ne s'étaient pas déplacés. Il espère réunir d'ici la fin de l'année en Suède une conférence pour la paix.

Le contexte international a changé depuis l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à l'intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre dernier.

Plusieurs puissances occidentales, qui fournissaient des armes et des renseignements aux États arabes de la coalition, expriment désormais de plus en plus de réserves sur le conflit et pressent en faveur d'un cessez-le-feu pour appuyer les efforts de l'ONU.

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