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Les jeunes Fransaskois s’intéressent-ils à la religion?

À 90 ans, la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens se tient en forme
Radio-Canada

Fondée en 1928, la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens célèbre son 90e anniversaire. En dépit du temps qui passe, l'unique paroisse francophone de Saskatoon continue d'attirer bon nombre de croyants. Toutefois, force est de constater que la majorité d'entre eux sont des aînés.

L’abbé Bernard de Margerie connaît très bien l’histoire de la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens. Il y célèbre des messes depuis 60 ans.

Au cours des dernières années, il a observé une diminution de l’intérêt des jeunes envers la religion.

On est dans une époque où la pratique religieuse diminue.

Abbé Bernard de Margerie

« La transmission de la foi d’une génération à une autre a de la misère ces temps-ci. Combien de parents me disent : " On a essayé, on a essayé, mais ça ne passe pas " », raconte l’abbé Bernard de Margerie.

Ce dernier se dit néanmoins réconforté de voir de nouvelles familles, issues de l'immigration, faire leur entrée dans la paroisse.

Un pilier de la francophonie

Depuis ses débuts, la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens est un lieu de rencontre et d’échanges entre Fransaskois.

Muriele Turcotte a déménagé à Saskatoon en 1952. « Je me suis mariée en 1958, raconte-t-elle. On a bâti une maison sur la côte, vu que la paroisse grandissait ici, ça commençait ici. On [faisait] partie de la paroisse. C'était vraiment notre coin. »

Elle est photographiée lors de son entrevue à Radio-Canada.Muriele Turcotte fréquente la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens depuis plusieurs décennies. Photo : Radio-Canada

Robert Cousin a habité à Gravelbourg avant de déménager à Regina, puis à Saskatoon.

« On s’est rapproché de notre famille. Notre réseau est plus vers le nord. Puis on voulait vivre notre foi en français, c’est pour ça qu’on a choisi de venir [à la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens] et on participe activement à la vie paroissiale », explique-t-il.

M. Cousin estime que la paroisse joue, en quelque sorte, un rôle d’agent catalyseur de la francophonie en Saskatchewan. Toutefois, l’influence de la majorité anglophone demeure une menace constante, selon lui.

« Je crois que c'est pour garder un certain élément de solidarité au niveau de notre vécu francophone, parce qu'en milieu minoritaire, ce n'est pas évident », dit-il.

« On s'aperçoit que nos jeunes ont beaucoup de difficulté à comprendre le sermon en français. Je crois que [...] ça va être très difficile de maintenir [les paroisses francophones] telles qu'on les connaît », ajoute M. Cousin.

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