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Le silence des progressistes-conservateurs

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer  s'est adressé à la foule pendant 30 minutes.
Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer s'est adressé à la foule pendant 30 minutes à Toronto. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Alors qu'ils étaient réunis en congrès au cours du week-end à Toronto, les journalistes n'ont pas eu accès aux membres du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, afin de prendre leur pouls à la suite aux compressions faites dans les services en français par le gouvernement de Doug Ford.

Jeudi, le gouvernement Ford a choisi de mettre fin au projet d’Université de l’Ontario français et au Commissariat aux services en français. Ce dernier sera absorbé par le bureau de l’Ombudsman de l’Ontario.

Toutefois, le mot d'ordre choisi pour ce congrès était le silence et tous les médias ont été tenus à l'écart de la plupart des événements. Les journalistes ont eu accès au discours du chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Andrew Scheer, qui a duré une trentaine de minutes.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer.Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer. Photo : Radio-Canada

Immédiatement après le discours, les membres de la presse ont dû quitter la salle principale du congrès pour retourner dans la salle qui leur était réservée. Une porte séparait les deux endroits, il était donc impossible d'entendre les propos tenus lors du rassemblement.

Plusieurs membres de la presse ont d'ailleurs eu de la difficulté à trouver l'endroit qui leur était réservé. L'équipe de Radio-Canada en Ontario a demandé à quatre personnes différentes avant d'obtenir des directions claires pour se rendre à l'espace réservé aux médias.

L'espace réservé aux médias lors du congrès du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.L'espace réservé aux médias lors du congrès du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario. Photo : Radio-Canada

Silence

Aucun membre du Parti conservateur n'a accepté de parler aux médias au sujet des compressions. Le mot d'ordre était le silence. L'équipe de Radio-Canada, qui a tenté de parler à des partisans à l'extérieur de l'édifice où avait lieu l'événement, s'est fait demander de quitter les lieux par un attaché de presse du parti.

M. Scheer affirme s'être entretenu avec M. Ford au sujet des compressions en francophonie. Il ne lui a toutefois pas demandé de revenir sur sa décision. Lors d'une conférence de presse, dimanche, M. Scheer a déclaré aux journalistes qu'il avait fait part de sesinquiétudes, mais que la décision incombait au premier ministre de l'Ontario.

Le premier ministre Doug Ford lors juste avant le discours du chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer.Le premier ministre Doug Ford lors juste avant le discours du chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer. Photo : Radio-Canada

Une relation difficile entre Doug Ford et la presse

Rappelons que lors de la campagne électorale l'été dernier, Doug Ford n'avait pas d'autobus de campagne réservé aux médias, contrairement à la pratique habituelle.

Plusieurs ministres du gouvernement progressiste-conservateur mettent abruptement fin aux mêlées de presse alors que les journalistes tentent de poser des questions.

Les conservateurs ont également créé une chaîne YouTube, l’Ontario News Now (ONN), qui présente des vidéos ressemblant à des reportages diffusés par les vrais réseaux de télévision. Doug Ford et ses ministres accordent des « entrevues » exclusives à une « journaliste », qui est en fait une employée du Parti progressiste conservateur.

Toronto

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