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Vers un nouveau mode de financement des cégeps?

Entrée principale du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, campus de Rouyn-Noranda

Entrée principale du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, campus de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

Radio-Canada

Le mode de financement actuel des établissements collégiaux désavantage systématiquement les petits cégeps, croit la Fédération étudiante collégiale du Québec. Pour l'instant, les cégeps sont subventionnés proportionnellement au nombre d'étudiants qui les fréquentent.

Un texte de Piel Côté

Une trentaine de délégués de la FECQ ont fait le point sur l'avancement de la révision de la formule de financement lors de leur 98e congrès annuel, tenu cette fin de semaine à Rouyn-Noranda.

Depuis 1993, le mode de financement n'a jamais été révisé, explique le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Fred-William Mireault.

Congrès de la Fédération étudiante collégiale du Québec à Rouyn-NorandaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Congrès de la Fédération étudiante collégiale du Québec à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Les établissements dont le nombre d'étudiants est peu élevé sont donc désavantagés.

C'est le cas du cégep de l'Abitibi-Témiscamingue qui ne compte que 2400 élèves et dont les services aux étudiants sont plus difficiles à financer.

Le réseau collégial depuis 2011 a subi 149 millions de dollars de compressions.

Fred-William Mireault, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec

C'est sûr que les cégeps de région ont eu proportionnellement de plus grosses compressions, donc quand on parle des services de psychologies ou des heures d'ouverture de la bibliothèque par exemple, ces établissements pourront rétablir les iniquités qui durent depuis un peu trop longtemps dans leur cégep, affirme Fred-William Mireault.

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Fred-William MireaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Fred William Mireault

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

De grands cégeps également en faveur d'un changement

Les grands cégeps, comme le Collège Dawson qui accueille plus de 8000 étudiants, bénéficient du système actuel et selon le président, Fred-William Mireault, ils sont d'accord pour réviser le mode de financement.

Il croit que le nouveau ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, saura mener à bien cette réforme.

On est confiant que M. Roberge pourra la faire appliquer, dit-il. La revendication de la FECQ, c'est que ça se fasse en 2019. On a travaillé avec le ministère cette semaine et ils nous ont confirmé que c'était possible de le faire appliquer dès le prochain budget du Québec en 2019.

Au cours du congrès, les délégués ont aussi tenu des discussions sur le soutien psychosocial des étudiants. Selon Fred-William Mireault, un étudiant sur deux vivrait de l'anxiété.

Ils ont également adopté des résolutions visant à améliorer les conditions d'exercices des stagiaires.

Abitibi–Témiscamingue

Éducation