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Forte mobilisation pour accueillir de nouveaux Syriens à Matane

Souper bénéfice du comité Syrie/Matanie le 17 Novembre 2018 au Manoir des Sapins

L'auberge Manoir des Sapins était bondé pour l'occasion. À droite, la famille Ateia.

Photo : courtoisie Melodie Pardonnet

Radio-Canada

Les démarches pour l'accueil d'une deuxième famille de réfugiés syriens à Matane sont en cours. Pour financer ces efforts, près d'une centaine de personnes ont pris part au souper-bénéfice du comité de parrainage Syrie-Matanie samedi soir.

Un texte de Brigitte Dubé

L’événement se tenait au Manoir des Sapins de Sainte-Félicité, mais il aurait fallu une salle beaucoup plus grande tellement l’intérêt était manifeste, selon la responsable Marie Pelletier.

Le couple en train de cuisiner.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hussam Ateia et Meshlen Nassar apprennent le français actuellement. Nul doute que Hussam, qui est soudeur, va trouver un emploi en Matanie. Photographiés avant le souper, ils préparaient des plats de leur pays.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Alors que les 80 billets pour le souper avaient tous été vendus, 90 autres personnes ont voulu s’en procurer ces derniers jours, mais le comité a dû les refuser, faute de place. C'est à la suite d'entrevues à Radio-Canada que le téléphone s'est mis à sonner presque sans arrêt, mentionne Mme Pelletier.

L’argent recueilli servira notamment à payer les billets d’avion et à assurer la subsistance pendant un an de la nouvelle famille : les Daadouch. Il s’agit d’une mère avec ses trois enfants de 25, 27 et 23 ans, qui sont en attente au Liban.

Une femme qui cuisine avec une grosse casserole.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les soupers du comité seraient impossibles sans les efforts de bénévoles comme Claire Lamarre.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Le comité communique fréquemment avec eux. Selon Marie Pelletier, ils n’en reviennent pas de tous les efforts que font les Matanais pour les accueillir.

Ils nous disent : " Pourquoi vous vous donnez toute cette peine pour nous? Vous êtes à l’autre bout du monde et vous ne nous connaissez même pas! "

Marie Pelletier, membre du comité de parrainage Syrie-Matanie

Après l’accueil réussi d’une première famille, le comité en attendait une deuxième qui est finalement retournée en Syrie. Elle a décidé d’abandonner le processus après deux ans au Liban.

Aurélie Russel Burnett du Manoir des Sapins, hôte du souper-bénéfice et Marie Pelletier, du comité Syrie-MatanieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Aurélie Russel Burnett du Manoir des Sapins, hôte du souper-bénéfice et Marie Pelletier, du comité Syrie-Matanie

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Marie Pelletier explique qu’il est compréhensible que des familles se découragent et décident de rentrer. C’est qu’il y a beaucoup d’incertitude dans le processus de parrainage.

C’est compliqué, c’est long et c’est angoissant parce que les familles ne savent pas ce qui se passe et nous non plus, d’ailleurs. Mais on leur dit : " Nous, on est là et on vous attend ". Il y a tellement d’amour là-dedans!

Marie Pelletier, membre du comité de parrainage Syrie-Matanie

Tout comme les Daadouch, les membres du comité devront s’armer de patience avant de voir la famille débarquer la famille à Matane, avec armes et bagages. Selon notre première expérience et ce qui se passe au Québec, les Daadouch arriveraient dans deux ans, estime-t-elle. Mais ça dépend de tellement de facteurs!

Cela dit, le projet matanais a bien failli tomber à l’eau. Après un moratoire, le gouvernement a consenti le parrainage de 750 nouvelles familles, raconte Marie Pelletier. Le 17 septembre, il fallait être sur place à Montréal pour avoir accès à une place. L’engouement était tel que des gens avaient couché dehors pour être admissibles alors pour nous, ça devenait impossible. C’est grâce aux Jésuites qui ont droit à 30 groupes que nous avons eu cet accès nous permettant d’accueillir notre nouvelle famille.

Des nouvelles des Ateia

Quant aux membres de la première famille syrienne à s’établir à Matane, les Ateia, ils poursuivent leur apprentissage du français et s’intègrent progressivement à la communauté matanaise. Hussam Ateia et Meshlen Nassar ont un bon coup de main de leur fils Wade, qui fait des progrès remarquables en français avec l’école.

Jeune garçonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le jeune Wade Ateia s'intègre bien à l'école. Il est devenu l'expert en français de la famille. Il adore se chauffer près du poêle à bois au Manoir des Sapins de Sainte-Félicité.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Le père, Hussam, est soudeur et espère maîtriser le français le plus rapidement possible pour pouvoir travailler. Au souper samedi, j’ai été surprise de voir que les Ateia connaissaient beaucoup de monde, remarque Marie Pelletier. Ils se promenaient de table en table. C’était beau de les voir.

Le petit Wade a adressé le mot de bienvenue et a surpris tout le monde en annonçant que sa maman attendait un deuxième enfant.

Marie Pelletier , membre du comité de parrainage Syrie-Matanie

Le bilan financier de la soirée n’est pas encore dressé. Un autre souper est prévu dans les prochains mois.

Bas-Saint-Laurent

Société