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Mobilisation pour soutenir les aides familiales menacées d'expulsion

Des aides familiales réclame la résidence permanente.
Des aides familiales réclament la résidence permanente. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les aides familiales du pays se mobilisent et demandent au gouvernement de réformer le programme qui encadre leur travail et qui vient à échéance l'année prochaine. Une coalition d'organismes qui défend les droits des immigrants a présenté dimanche un rapport avec plusieurs recommandations pour réformer le programme fédéral, en demandant notamment la résidence permanente des aides familiales.

Le Programme des aides familiaux résidants (PAFR) n'accepte plus de nouveaux demandeurs, et le programme actuel vient à échéance à la fin du mois de novembre 2019.

En février, Ottawa a indiqué que ceux qui n’auront pas complété 24 mois de travail avant cette date ne seront pas admissibles à la résidence permanente. Le gouvernement a entamé une révision du programme, mais n'a pas indiqué quels changements seront apportés.

Des réformes immédiates

La coalition canadienne Migrant Workers Alliance for Change, qui défend les droits des immigrants, demande de modifier le programme actuel pour éviter le risque d'expulsion des immigrants arrivés au Canada par l'entremise de ce programme.

Le rapport comprend plusieurs témoignages de femmes qui travaillent comme aide familiale et qui craignent d'être expulsées. Le rapport comprend plusieurs témoignages de femmes qui travaillent comme aide familiale et qui craignent d'être expulsées. Photo : Radio-Canada

Les membres de l'organisme ont dénoncé lors d'un point de presse dimanche à Toronto les conditions de travail difficile, l'exploitation et le statut précaire des aides familiales. Un rapport, citant de nombreux exemples et témoignages des aides familiales, a été présenté.

Il y a un grand besoin pour des aides familiales pour s’occuper des personnes âgées au Canada. Le gouvernement nous amène ici pour faire ce travail important. Mais par la suite, il nous délaisse. Ceci envoie un message aux employeurs que nous n’avons pas de valeur. Ceci les encourage à ne pas suivre la loi et à ne pas nous payer comme il le faut.

Rosalie, aide familiale migrante

Le rapport demande notamment que:

  • Les nouvelles exigences éducatives devraient être supprimées. Présentement, les aides familiales doivent compléter une année d’éducation postsecondaire, mais n’ont pas le droit ni le temps d’aller à l’école pendant leur travail.
  • Les aides familiales devraient pouvoir faire application pour le statut de résidence permanente après un an, et non deux comme c'est le cas avec le programme actuel.
  • L’accumulation de dossiers d’applications pour la résidence permanente doit être rectifiée. Des milliers d’aides familiales attendent depuis plus de dix ans pour la réunification familiale parce que personne n’a examiné leur dossier.
  • Les membres de la famille de l'aide familiale devraient pouvoir venir au Canada à travers des visas de travail ouverts et des permis d’éducation.

En 2017, 22 253 aides familiales ont été admis à titre de résidents permanents, selon les dernières statistiques du gouvernement canadien.

À LIRE AUSSI: Des aides familiales organisent des flash mobs pour réclamer la résidence permanente

Toronto

Société