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Les syndiqués de Postes Canada proposent une contre-offre

affiche de Postes-Canada
La menace d'une loi spéciale pour mettre fin au conflit n'est pas écartée par Ottawa Photo: Radio-Canada / Marie-Josée Paquette-Comeau
Radio-Canada

Après avoir rejeté la dernière offre contractuelle de Postes Canada, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a mis sur la table une nouvelle proposition et demande au gouvernement fédéral de nommer un médiateur pour tenter de résoudre le conflit.

Postes Canada avait fait une proposition au syndicat de ses 50 000 employés mercredi dernier, dont l'échéance avait été fixée à samedi soir, minuit.

Toutefois, à la fin du délai fixé pour les offres, le syndicat a publié un communiqué dans lequel il a répondu en présentant « une offre globale qui répond à nos besoins et à nos revendications ».

Dans sa liste d'exigences, le STTP demande des augmentations salariales de 2,9 % pour chaque année de la convention collective ainsi qu'un sixième jour de travail hebdomadaire payé à temps double. Il réclame aussi une disposition selon laquelle, après 1000 heures de travail au cours d'une année financière, les employés temporaires dans les secteurs urbains passeraient à un échelon salarial supérieur. La partie patronale n'a pour l'instant pas répondu, selon le syndicat.

Le STTP en appelle aussi à la ministre du Travail Patty Hajdu de nommer un médiateur pour dénouer le conflit. Véronique Simard, porte-parole de la ministre, a refusé de dire si Ottawa acquiescerait à la demande d'un nouveau médiateur, disant simplement que le fait que les deux parties soient toujours déterminées à trouver une solution est bon signe.

« Nous sommes encouragés par la poursuite des discussions et continuerons d'examiner toutes les options pour trouver une solution », a-t-elle déclaré par courriel.

Dans la soirée de dimanche, le syndicat a indiqué que la ministre n'avait pas répondu à sa demande.

Le STTP avait indiqué vendredi que les nouvelles propositions de Postes Canada constituaient des avancées positives, mais insuffisantes pour mettre fin aux grèves tournantes qui ont entraîné l'interruption des activités postales dans plus de 200 collectivités, créant ainsi un important arriéré de courrier. Le STTP a indiqué que les offres ne feraient pas l'objet de votes des membres.

Après l'échéance, Postes Canada a déclaré dimanche qu'elle examinait « les prochaines étapes ».

Dans les offres présentées cette semaine par Postes Canada, le contrat de quatre ans, d'une valeur d'environ 650 millions de dollars, comprenait des augmentations salariales de 2 % par année et une prime à la signature allant jusqu'à 1000 $ par employé.

Postes Canada faisait valoir également par communiqué de « nouvelles dispositions de sécurité d'emploi », sans dévoiler les détails, notamment pour les facteurs ruraux et suburbains, qui ont dénoncé leur précarité, ainsi qu'un fonds de santé et sécurité de 10 millions de dollars.

La menace d'une loi spéciale plane toujours

Le premier ministre Justin Trudeau y est allé samedi soir d'un appel de dernière minute aux deux parties, quelques heures avant l'expiration fixée par la société d'État pour ses plus récentes « offres finales ».

Sur Twitter, il a évoqué l'arrivée de la saison des achats des Fêtes et a exhorté les deux parties « à résoudre leurs différends rapidement et à conclure une entente ».

Ottawa pourrait forcer un retour un travail par l'entremise d'une loi spéciale. Les grèves tournantes devraient entre-temps se poursuivre.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC News

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