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Jean-François Gosselin, défenseur des autos… et du compost

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec Jean-François Gosselin
Jean-François Gosselin fait son compost dans sa cour arrière depuis trois ans. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Pro-troisième lien et connu pour sa déclaration « je suis pour les arbres, mais pas au détriment du stationnement », le chef de l'opposition à l'hôtel de ville produit son compost depuis trois ans. Au cours des prochaines années, Jean-François Gosselin veut inciter les citoyens de Québec à réduire leur production de déchets.

Un texte de Charles D’Amboise

D’entrée de jeu, le chef de Québec 21 reconnaît que ses activités de compostage détonnent avec son discours qui accuse le maire Labeaume de faire la « guerre à l’automobile ».

« Quand je discute avec les citoyens, eux aussi sont surpris quand je dis que j’ai un jardin et que je composte », admet-il.

« On m’a souvent étiqueté pas nécessairement pro-environnement, mais en même temps, j’ai toujours dit que pour tous les projets, il y a toujours un volet économique, social et environnemental. C’est important d’analyser les trois », explique-t-il.

Je trouve que c’est une bonne chose qu’on parle d’environnement.

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville dit avoir opté pour le compostage après avoir réalisé que son « bac à déchets était souvent plein ».

« Pour [ma famille], ça a été assez simple, mais il a fallu s’éduquer avant. On a mis de l’avant des mesures simples », affirme-t-il.

Au cours des prochaines années, Jean-François Gosselin juge que la Ville peut faire davantage pour promouvoir le compostage.

« C’est certain qu’on est un peu en retard à Québec. […] On pourrait faire plus de publicité, de communication pour expliquer comment faire son propre compost sans nécessairement déranger les habitudes de vie. »

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec, Jean-François GosselinJean-François Gosselin produit du compost depuis trois ans. Photo : Radio-Canada

Il juge que des mesures de promotion comme celles utilisées pour le recyclage peuvent être adoptées pour le compostage.

« Pour ce qui est du recyclage, par exemple, il y a un exemple que je donne toujours aux citoyens. C’est qu’une matière recyclable qu’on décide de mettre à la poubelle, elle vient coûter 18 fois plus cher que si on avait décidé de la recycler. Ça parle aux gens et c’est une donnée financière bonne pour les citoyens. »

Bien qu’il le qualifie « d’ambitieux », le chef de Québec 21 salue le plan de gestion des matières résiduelles de Régis Labeaume, qui souhaite augmenter de 50 % son taux de valorisation des matières résiduelles d’ici 10 ans.

Et d’ici 2022, la Ville implantera graduellement la collecte de résidus alimentaires sur son territoire grâce à l'ouverture d'une usine de biométhanisation.

Un effet d’accumulation?

La professeure au département de communication de l'Université Laval Florence Piron associe le discours de M. Gosselin à l'accumulation des discours de défense de l'environnement.

Florence PironFlorence Piron, professeure au département de communication de l'Université Laval Photo : Radio-Canada

« Ce qui me frappe, dans les propos de M. Gosselin ou d’autres, c’est vraiment l’aboutissement du travail d'engagement de milliers de personnes qui communiquent, qui agissent à leur échelle [...] et qui se mettent à comprendre qu’ils font partie d’un ensemble plus vaste d’une planète », soutient la spécialiste en participation citoyenne.

De son côté, Jean-François Gosselin estime que la gestion des matières résiduelles est un dossier prioritaire en matière d’environnement dans la capitale.

« L’important, c’est de réduire le plus possible, par citoyen, la quantité de déchets qu’on envoie brûler à l’incinérateur pour diminuer la pollution », insiste-t-il.

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