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La Floride demeure sous le contrôle des républicains

L'homme noir en costume bleu salue la foule de la main gauche. Derrière lui, une femme affiche un sourire contrit.
Le candidat au poste de gouverneur de la Floride Andrew Gillum, le 6 novembre dernier. Photo: Reuters / Colin Hackley
Radio-Canada

Andrew Gillum, candidat démocrate au poste de gouverneur de Floride, a reconnu samedi sa défaite face au républicain Ron DeSantis alors qu'un nouveau décompte des suffrages du scrutin du 6 novembre est presque terminé.

« Je veux féliciter Ron DeSantis qui va devenir le prochain gouverneur du grand État de Floride », a déclaré M. Gillum, maire de Tallahassee, la capitale de la Floride, qui espérait devenir le premier gouverneur noir de cet État du sud-est des États-Unis.

« Nous savons que la lutte continue, malgré le résultat de cette élection », a-t-il poursuivi. Andrew Gillum demeure maire de Tallahassee, mais dit ignorer ce qu'il compte faire par la suite. « Restez à l'écoute », s'est-il contenté de dire.

Cette élection était sujette à un recomptage en raison de la proximité des résultats des deux concurrents. Les résultats définitifs doivent être annoncés dimanche.

Quelques heures avant l'annonce de M. Gillum, le président américain Donald Trump avait reconnu en lui « un puissant guerrier démocrate » et « une force sur laquelle il faudra compter ».

M. DeSantis ou son organisation électorale n'ont pas encore réagi.

Le contrôle du poste de gouverneur est très important dans cet État clé en vue de la présidentielle et des élections au Congrès de 2020, car il permet de redécouper les circonscriptions électorales.

Ron DeSantis, un ancien élu à la Chambre des représentants proche du mouvement ultraconservateur Tea Party, bénéficiait du soutien de Donald Trump. Il l’a emporté avec un peu moins de 0,5 point de pourcentage d’avance sur Andrew Gillum.

« Ce fut une campagne durement menée. Maintenant, il est temps de rassembler la Floride », a écrit Ron DeSantis sur Twitter samedi.

L'homme a les cheveux courts, bruns. Il regarde devant lui, la photo montre son profil gauche.Le républicain Ron DeSantis, à Orlando, le 6 novembre 2018. Photo : Reuters / Carlo Allegri

Une course des plus serrées entre deux symboles des deux partis

Depuis une dizaine de jours, la Floride recompte les votes enregistrés dans les différents bureaux électoraux pour départager les deux candidats, un imbroglio qui rappelle celui des élections présidentielles américaines de 2000.

La course entre Andrew Gillum et Ron DeSantis, deux candidats antiestablishment aux idées politiques diamétralement opposées, a attiré les projecteurs du monde entier.

Andrew Gillum défendait un accès universel à l'assurance maladie et une hausse importante de l'impôt des entreprises pour financer l'éducation. Dans l'autre camp, les publicités télévisées de Ron DeSantis tournaient autour de Donald Trump. Dans l'une d'elles, par exemple, son enfant empilait des briques pendant que lui-même s'exclamait : « Construisez ce mur! », en référence à celui que Donald Trump projette de construire à la frontière américano-mexicaine.

L'élection sénatoriale toujours en suspens

Toujours en Floride, une autre élection reste indécise. Elle oppose, pour un poste au Sénat, le républicain Rick Scott, gouverneur sortant de Floride, et le démocrate Bill Nelson, titulaire sortant de ce poste de sénateur.

Des résultats non officiels placent M. Scott légèrement en tête, avec quelque 12 600 voix de plus que son rival démocrate Nelson sur plus de 8,2 millions de suffrages exprimés, soit 0,15 point de pourcentage.

Ce faible écart a entraîné le déclenchement du recomptage à la main d'un certain nombre de bulletins de vote problématiques. Les résultats officiels de cette élection sénatoriale doivent être annoncés mardi.

Le président Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que les élections en Floride avaient été marquées par des fraudes. Les autorités de l'Etat de Floride ont déclaré qu'il n'y avait pas de preuve d'irrégularités.

Dans l'État voisin de Géorgie, la démocrate Stacey Abrams, première candidate noire à un poste de gouverneur aux États-Unis, a reconnu vendredi que c'était son adversaire républicain Brian Kemp qui occuperait le poste.

Elle a accusé M. Kemp, jusqu'à présent secrétaire d'État de la Géorgie, d'avoir restreint l'accès des électeurs au scrutin.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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