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Les États-Unis détermineront « dans les deux prochains jours » qui a tué Khashoggi

Le président américain devant son hélicoptère officiel
Le président américain n'a pas retenu les conclusions de la CIA sur les commanditaires du meurtre de Jamal Khashoggi. Photo: Reuters / Leah Millis
Radio-Canada

Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis détermineraient « dans les deux prochains jours » qui a tué le Saoudien Jamal Khashoggi, assassiné le 2 octobre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Parlant à des journalistes à Malibu, en Californie, le président américain a annoncé qu'un « rapport complet » pour déterminer « qui l'a fait » serait achevé « dans les deux prochains jours ».

Plus tôt dans la journée, le gouvernement Trump avait nié avoir tiré une conclusion définitive au sujet de la mort du journaliste saoudien.

Après une discussion téléphonique entre le président, son chef de la diplomatie et le directeur de la CIA, le département d'État a publié un communiqué affirmant que « les  informations récentes voulant que le gouvernement américain ait tiré une conclusion définitive sont erronées ».

Vendredi, le Washington Post a révélé les conclusions d'une enquête menée par la CIA. Les sources du quotidien affirment que la CIA a suffisamment d'informations pour lier Mohammed ben Salmane (MBS), le prince héritier saoudien, à l'assassinat de Jamal Khashoggi.

Il s’agit, à ce jour, de l’association la plus formelle de MBS à cette sombre affaire.

Le gouvernement saoudien a jusqu’ici nié toute implication du dirigeant, et a plutôt plaidé son ignorance des agissements de l’escouade saoudienne qui a tué, démembré et fait disparaître le corps de Khashoggi dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

Heather Nauert, porte-parole du département d'État, a déclaré que le gouvernement américain était « déterminé à tenir pour responsables tous ceux qui ont participé au meurtre de Jamal Khashoggi ».

« [Il reste] de nombreuses questions sans réponse concernant le meurtre », a-t-elle ajouté.

Une relation compliquée

Jamal Khashoggi, journaliste critique du pouvoir saoudien et exilé aux États-Unis où il collaborait au Washington Post, est entré au consulat saoudien en octobre dernier pour y quérir des documents en vue de son mariage. Il n’en est jamais ressorti.

L’événement a suscité une vaste polémique sur la scène internationale, tendant un peu plus les liens entre la Turquie et le royaume saoudien.

Samedi, des sénateurs démocrates et républicains ont demandé à M. Trump de faire preuve de fermeté à l’égard du prince héritier, avec lequel il entretient une relation personnelle.

« Tout porte à croire que le prince héritier d'Arabie saoudite a ordonné le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi du Washington Post. L'administration Trump devrait prendre une décision en matière de responsabilité avant que MBS n'exécute les hommes qui ont apparemment exécuté ses ordres », a commenté sur Twitter le sénateur Bob Corker, président de la commission des affaires étrangères du Sénat.

De hauts responsables de l’administration ont toutefois rappelé l’importance des liens qui unissent les États-Unis à l’Arabie saoudite, un client important de l’industrie de la défense américaine.

Ils ont été un allié vraiment spectaculaire en matière d'emplois et de développement économique. En tant que président, je dois prendre en compte beaucoup de choses.

Donald Trump, président des États-Unis

Le général de marine James Dunford, président du comité des chefs d'état-major, a indiqué que le royaume jouait un rôle militaire clé pour les États-Unis au Moyen-Orient.

« L'Arabie saoudite a été un partenaire important de la sécurité régionale dans le passé, je suppose qu'elle le sera à l'avenir », a-t-il déclaré lors d'un forum sur la sécurité à Halifax, ajoutant que les alliés du Moyen-Orient, dont l'Arabie saoudite, « constituaient une force stabilisatrice dans la région ».

Avec les informations de Reuters, et Agence France Presse

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