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Le syndicat des postes rejette l'offre patronale

Des membres du STTP ont débrayé dans l'arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada

Le syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a rejeté la dernière offre de son employeur, Postes Canada, a appris Radio-Canada.

L’employeur avait déposé cette offre mercredi, dans l'espoir de mettre un terme au conflit de travail. Évaluée à 650 millions de dollars sur quatre ans, elle comprenait entre autres des augmentations salariales de 2 % et une prime à la signature allant jusqu'à 1000 $.

L'entreprise affirmait également vouloir adopter de nouvelles dispositions en matière de sécurité d'emploi pour les employés précaires, autant en ville qu'à la campagne, d’équité salariale et d’avantages sociaux. Elle avait fixé à samedi soir, minuit, l’échéance pour que le syndicat accepte sa proposition.

« Il y avait certaines avancées, mais ce n’était pas suffisant », a expliqué la présidente de la section locale montréalaise du syndicat, Lise-Lyne Gélineau. Le bureau exécutif national prépare une réponse à l’employeur.

Mme Gélineau rappelle que le syndicat se bat contre la surcharge de travail liée à une mauvaise évaluation des itinéraires de livraison, ainsi qu’à l’égalité hommes-femmes. Plusieurs employés temporaires ou à temps partiel pourraient aussi avoir de meilleurs horaires, affirme-t-elle, si certains postes étaient combinés.

Postes Canada et le syndicat tentent de négocier un nouveau contrat de travail depuis un an, sans succès.

« On veut être là, on veut livrer, on veut donner le service à la population, soutient Mme Gélineau. Maintenant, la balle est dans le camp de Postes Canada. » Le syndicat a proposé plusieurs solutions à court terme pour éviter la situation actuelle, dit-elle, sans résultat.

Avec ses grèves tournantes qui ont touché plus de 200 collectivités et causé des retards importants, le syndicat espère convaincre la partie patronale d'accepter ses demandes, ce qui comprend l'amélioration des conditions de travail et le raffermissement des mesures de santé et sécurité.

Le gouvernement de Justin Trudeau pourrait agir dès dimanche pour mettre fin à ce conflit. Ottawa n'exclut aucune option, et une loi spéciale pourrait être déposée.

Sur Twitter, le premier ministre Justin Trudeau a pressé les deux parties de mettre fin au dossier.

La période de Noël et des Fêtes est arrivée. Les entreprises et les familles canadiennes dépendent de Postes Canada, et nous demandons aux deux parties de ce conflit de travail de résoudre leurs différends rapidement et de conclure une entente.

Le premier ministre Justin Trudeau, sur Twitter

À l'approche des périodes importantes du Vendredi fou et de Noël, Postes Canada admet que des retards importants dans les livraisons sont constatés.

Le dernier conflit de travail à Postes Canada, en 2011, s'était conclu lorsque le gouvernement conservateur d'alors, mené par Stephen Harper, avait adopté une loi spéciale forçant le retour au travail.

Avec les informations de La Presse canadienne

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Économie