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La nouvelle juge fransaskoise, Charlene M. Richmond, est officiellement assermentée

Charlene M. Richmond en entrevue avec notre journaliste.
Charlene M. Richmond accède à la magistrature après 27 ans de pratique dans un cabinet d'avocat. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un nouveau chapitre de la justice fransaskoise s'est écrit, vendredi après-midi, lorsque Charlene M. Richmond a été assermentée par Martel D. Popescul, le juge en chef de la Cour du Banc de la Reine.

Ce dernier a accueilli la nouvelle juge en français. « C’est un jour important pour elle et pour la communauté fransaskoise », a-t-il précisé.

Une dizaine de discours, dont quelques-uns en français, ont accompagné la cérémonie d'assermentation à laquelle plus d'une centaine de personnes ont assisté.

Charlene M. Richmond était visiblement touchée par les bons mots à son endroit, se permettant même de blaguer en cette journée bien spéciale dans sa carrière.

« Ça n’arrive pas souvent. On dit parfois que [l’assermentation], ce sont un peu les funérailles des juges », dit-elle, faisant référence aux nombreuses anecdotes et compliments sur sa carrière.

Celle qui remplace le juge A. R. Rothery, qui a choisi de devenir juge surnuméraire, accède ainsi à la magistrature après 27 ans de pratique dans le cabinet d'avocat qu'elle a cofondé, Richmond Nychuk.

« On m’a souvent appelée law mom et ce titre ne me dérange pas du tout. Je suis fière de mon parcours », a-t-elle mentionné.

Je vais commencer le travail la semaine prochaine. J’ai hâte d’avoir une nouvelle carrière.

Charlene M. Richmond

Bien accueillie à Gravelbourg

La nouvelle juge Richmond, une ancienne étudiante du Collège Mathieu, a reçu plusieurs messages de félicitations de la part de la communauté fransaskoise depuis l’annonce de sa nomination le 2 novembre dernier.

Le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, s’était réjoui de sa nomination, affirmant qu’il s’agissait d’une « excellente nouvelle » puisque cela « allait permettre d’être entendu sans avoir besoin d’un interprète dans un domaine où les subtilités langagières sont cruciales ».

« Je me considère chanceuse d’avoir pu étudier en français à Gravelbourg. À l’époque, je ne parlais même pas en français, mais je me suis toujours sentie la bienvenue. Je vous remercie pour votre appui et j’espère entendre plusieurs causes en français », a dit Mme Richmond

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