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Il y a 90 ans, Le Franco écrivait ses premières pages d'histoire

Vue sur deux journaux du Franco sur une table.

La première édition du Franco a été publiée le 16 novembre 1928.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 16 novembre 1928 s'imprimaient les premières pages du Franco, seul journal francophone en Alberta. Entre cette première édition il y a 90 ans et son virage numérique récent, l'hebdomadaire a surmonté des défis, mais surtout, il a été témoin de l'évolution de la francophonie albertaine, racontent des directeurs actuel et anciens.

Un texte de Charlotte Dumoulin

« Quatre-vingt-dix ans, c’est un grand moment. C’est un accomplissement aussi », estime la rédactrice en chef du journal, Hélène Lequitte.

Sur son site Internet, Le Franco rappelle avoir été pendant près de 50 ans sous le contrôle des Oblats. Jusqu’en 1965, l’hebdomadaire, nommé à l’origine La Survivance, se lisait même en Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest.

En 1976, le journal est vendu à l’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA). Depuis, plusieurs directeurs-rédacteurs se sont succédé.

D’après celle qui occupe ce poste depuis 2015, la fidélité des lecteurs envers Le Franco vient du « lien familial » qui a été créé entre l’hebdomadaire et eux.

Je pense que les gens s’identifient au Franco, émotionnellement parlant.

Hélène Lequitte, la rédactrice en chef du Franco
Vue sur une femme avec les cheveux courts et des boucles d'oreillesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hélène Lequitte, rédactrice en chef du Franco depuis 2015

Photo : Radio-Canada

Le Franco, un témoin

Pour le président de l’ACFA, Marc Arnal, le journal est avant tout le témoin de l’évolution de la francophonie en Alberta. Il espère qu’il continuera de l’être et d’évoluer au même rythme que la communauté.

Étienne Alary, directeur entre 2005 et 2014, considère que les plus vieilles éditions du Franco constituent aujourd'hui les archives de l’histoire de la communauté francophone de la province.

Vue sur une homme avec les cheveux foncés et portant des lunettesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Étienne Alary, directeur du Franco de 2005-2014

Photo : Radio-Canada

Un journal en évolution

L’actuelle rédactrice rappelle que depuis presque un siècle le journal a été le témoin de nombreux événements importants, à commencer par le début de la Seconde Guerre mondiale, la guerre civile en Espagne et de nombreux faits marquants de la francophonie albertaine.

Hélène Lequitte travaille aujourd'hui à l’élaboration d’une vision à long terme pour l’hebdomadaire et ses éditions numériques et papier. Elle veut le moderniser pour faire face aux défis financiers et du virage numérique.

« On a introduit des capsules vidéo sur nos médias sociaux. Cela fait partie du changement numérique. [...] C’est aussi de pouvoir continuer à avoir une identité visuelle qui soit toujours au fait de la société dans laquelle on vit », partage Hélène Lequitte.

Cette nécessité du virage numérique est bien loin de la réalité qu'a vécue François Pageau lorsqu'il était aux commandes du Franco de 1995 à 1998.

Vue sur une homme aux cheveux blancs et portant un chandail de laine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

François Pageau, directeur du Franco de 1995-1998

Photo : Radio-Canada

« Lorsque je suis arrivé, j'ai découvert que le journal était fait à la mitaine, comme on dit. À la main, on faisait le montage sur des grands cartons, on découpait avec des petites lames », dit-il.

S’il remarque que le travail dans la salle de rédaction semble avoir bien changé depuis son passage, François Pageau considère que Le Franco est un outil important pour le maintien de la langue dans la province.

Le journal a vraiment été un organe de presse extrêmement important pour aider à la promotion du français et à la sauvegarde du français.

François Pageau, ancien directeur du Franco

Étienne Alary pense par ailleurs que la relation entre l'hebdomadaire et la communauté va dans les deux sens. Selon lui, la survie du Franco dépend aussi beaucoup de la communauté. « Dans un journal en milieu minoritaire avec une population de 2 %, l’apport de la communauté sera toujours essentiel », dit Étienne Alary.

Il ne faut pas oublier que sans la communauté francophone, il n’y aurait pas de journal.

Étienne Alary, ancien directeur du journal

Pour souligner cet anniversaire, Le Franco présentera le nouveau visage de son site Internet en décembre prochain.

D’après les informations de Héloïse Rodriguez

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