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Des interventions thoraciques de moins en moins invasives

Infographie représentant les poumons d'un être humain.
Les chirurgiens de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec pratiquent environ 800 opérations thoraciques par année. Photo: iStock
Radio-Canada

L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec est une référence mondiale dans les interventions thoraciques minimalement invasives, une expertise qui permet aux patients de récupérer beaucoup plus rapidement.

François Duchesneau s'est fait enlever une partie d'un poumon en juillet dernier pour limiter la progression d'un cancer.

Les chirurgiens l’ont opéré en pratiquant de petites incisions. Ils n’ont pas eu besoin d’ouvrir la cage thoracique du patient.

« Il y a eu les plaies que j'ai sur le côté, mais au niveau douleur, c'est beaucoup, beaucoup moins que si j'avais été ouvert dans l'ensemble », raconte François Duchesneau.

J'ai tellement eu des bons soins, tellement été bien supervisé par l'équipe de médecins, le suivi par la suite. J'étais vraiment en confiance.

François Duchesneau, patient, Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec
François Duchesneau accorde une entrevue au journaliste de Radio-Canada Jean-François NadeauFrançois Duchesneau Photo : Radio-Canada

Une référence

Les chirurgiens de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec pratiquent environ 800 opérations thoraciques par année. Environ 90 % de ces opérations se font de manière minimalement invasive, loin devant la moyenne mondiale.

« Dans les grosses institutions universitaires nord-américaines, européennes, ça varie de 40-50 % jusqu'à 70-75 %. Des centres qui dépassent le 80 %, ce n’est pas fréquent », mentionne le chirurgien thoracique Massimo Conti.

« Milieu favorisant »

La proximité entre le centre de recherche et les chirurgiens fait partie des facteurs qui contribuent aux succès de l'hôpital.

« Le milieu est très favorisant parce qu'il y a le débit des patients, il y a une grosse équipe de pneumologie qui aide à préparer les patients et le travail en équipe, qui a permis aux chirurgiens qui étaient sur place de poursuivre dans cette voie et de développer cette expertise », explique le Dr Conti.

Massimo Conti se tient devant un écran sur lequel sont projetées les images d’une opération thoracique filmée en direct.Une quinzaine de personnes ont assisté en direct à une chirurgie thoracique commentée par le chirurgien Massimo Conti. Photo : Radio-Canada

L’institut de Québec pense être en mesure de réaliser encore plus de chirurgies sans laisser de cicatrice en opérant par les voies naturelles.

L’établissement de santé veut aussi devenir un centre de référence pour le traitement du cancer du poumon causé par l'amiante.

Avec les informations de Jean-François Nadeau

Québec

Hôpitaux