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Pas de chirurgien à l'Hôpital de Maniwaki jusqu'à mardi midi

Équipe médicale s'affairant à une chirurgie.
L'Hôpital de Maniwaki est privé de chirurgien pour au moins quatre jours. Photo: Radio-Canada

Il n'y a aucun chirurgien de garde à Maniwaki, et ce jusqu'au mardi 20 novembre à midi, a annoncé le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais vendredi après-midi.

Les cas de traumatologie seront redirigés à l’Hôpital de Mont-Laurier, à une soixantaine de kilomètres de l'Hôpital de Maniwaki.

Les femmes devant accoucher n'auront pas d'autre choix que de se rendre aux hôpitaux de Gatineau, de Mont-Laurier ou de Maniwaki en fonction de leur condition clinique.

Selon le CISSS, les gardes chirurgicales, à partir du 20 novembre, seront pourvues jusqu'à la fin du mois de novembre. La suite des choses est incertaine.

« Des vies en danger »

La nouvelle a vite fait réagir avec mécontentement la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau. Chantal Lamarche estime que ce manque de personnel met des vies en danger […] c’est désastreux, ajoutant que le CISSS devra se dépêcher à pourvoir le poste à la fin novembre.

Elle revient d'ailleurs de l'Assemblée des MRC, qui réunissait tous les préfets du Québec membres de la Fédération des municipalités du Québec, où une résolution d'urgence a été votée à l'unanimité appelant le gouvernement Legault à intervenir pour régler les pénuries de personnel dans la province.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-GatineauChantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau (archives). Photo : Radio-Canada

Ce qui se passe à Maniwaki, ça se passe partout, dans la Côte-Nord, en Haute-Gaspésie. Partout au Québec c’est la même situation, a rapporté Mme Lamarche.

On voit vraiment le désastre, la catastrophe de [l'ancien ministre de la Santé Gaétan] Barrette

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau

Elle a affirmé faire [son] possible à 300 % pour que le dossier avance et suivre la situation de très près.

Les explications du CISSS

C’est un départ à la retraite inattendu qui a causé la rupture de service au cours des prochains jours, a expliqué le directeur des Services professionnels au CISSS de l’Outaouais.

Daniel Tardif a reconnu que l’idéal, c’est toujours d’avoir 100 % de couverture, on s’entend, ce n’est pas une situation avec laquelle on est heureux, mais il a nuancé en disant que les solutions mises en place par le CISSS devraient permettre de bien desservir la population.

M. Tardif a ajouté que le CISSS avait des discussions, notamment avec l’Association des chirurgiens du Québec, pour pouvoir aller chercher du dépannage un peu partout à travers la province.

Daniel Tardif répond aux questions d'un journaliste.Le directeur des services professionnels du CISSS de l'Outaouais, Daniel Tardif (archives). Photo : Radio-Canada

Le porte-parole a indiqué que le CISSS envisageait un système de primes similaire à celui qui avait été mis en place pour les anesthésiologistes dans les derniers mois. Il n’a pas été en mesure de chiffrer ces éventuelles primes, qui sont décidées entre la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) et la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

Ce qui m’importe, c’est d’avoir des chirurgiens sur place, a poursuivi M. Tardif, qui a ajouté avoir espoir que les besoins soient couverts en décembre.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé