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Mort d’un travailleur : le Port de Dalhousie plaide coupable

La victime travaillait sur cette montagne de copeaux lorsque la chargeuse qu'il conduisait en est tombée, l'entraînant dans la mort.
La victime travaillait sur cette montagne de copeaux lorsque la chargeuse qu'il conduisait en est tombée, l'entraînant dans la mort. Photo: Radio-Canada / Serge Bouchard
Radio-Canada

Le Port de Dalhousie a plaidé coupable à deux accusations liées à un accident de travail qui a coûté la vie à un opérateur de machinerie lourde en juin 2016.

Un texte de Serge Bouchard

Le 27 juin 2016, Richard Bernard est mort après que la chargeuse qu’il conduisait eut chuté d’une immense pile de copeaux de bois, entreposée sur le quai ouest du Port de Dalhousie.

Le travail de l’homme de 63 ans de Balmoral était de déplacer des chargements de copeaux de bois transportés par camions au port de mer vers une autre pile de copeaux destinée à l'exportation.

Selon des témoins, l’accident est survenu peu avant 18 h et Richard Bernard n’aurait eu aucune chance.

Chargeuse jaune de marque CAT sur un lit de copeaux vue au travers un grillage métallique.Richard Bernard conduisait une chargeuse comme celle-ci au moment de son décès Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Parce que ce port de mer est sous juridiction fédérale, l’enquête a été menée par Emploi et Développement social Canada.

Un agent de ce ministère a déposé le 20 juin 2018 quatre accusations contre le Port de Dalhousie sous le Code canadien du travail.

Le 7 novembre, devant la Cour provinciale de Campbellton, le Port de Dalhousie a plaidé coupable à deux des quatre chefs d’accusation déposés contre lui, soit :

  • d’avoir failli à développer, à implanter et à surveiller un programme de prévention sur les dangers en milieu de travail;
  • d’avoir failli à assurer que les équipements mobiles utilisés par ses employés dans le cadre de leur travail soient conformes aux standards établis, à savoir, d’avoir failli à s’assurer que les équipements motorisés pour déplacer les matériaux soient équipés d’une ceinture de sécurité ou d’une ceinture de protection à l’épaule, ce qui aurait probablement contribué à la sécurité de l’opérateur, Richard Bernard.

L’imposition de la peine est prévue le 19 février 2019. C’est à ce moment qu’on saura ce qu’il advient des deux autres chefs d’accusation.

Nouveau-Brunswick

Accident de travail