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Discours du Trône : Brian Gallant est inquiet

Brian Gallant en entrevue avec des journalistes.
Brian Gallant promet de défendre les droits linguistiques s'ils sont remis en question durant les prochains débats à l'Assemblée législative. Photo: Radio-Canada / Michel Corriveau
Radio-Canada

Le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, exprime de l'inquiétude à l'approche du discours du Trône que les progressistes-conservateurs de Blaine Higgs vont présenter la semaine prochaine.

Le gouvernement progressiste-conservateur est minoritaire, mais il n’a pas consulté Brian Gallant, selon ce dernier, en vue du discours du Trône, mardi prochain.

Non, pas autour de son discours du Trône, affirme Brian Gallant. Je ne suis pas surpris. J’ai deux craintes que Blaine Higgs va gouverner comme s’il avait une majorité. On le voit avec la fracturation hydraulique. Je ne pense pas qu’il ait un mandat d’enlever le moratoire, mais il parle comme s’il va le faire de toute façon. La deuxième affaire dont j’ai peur, c’est qu’il va travailler avec l’Alliance des gens au point où on a un parti politique avec leurs principes qu’on connaît très bien, affirme Brian Gallant en entrevue à l'émission radiophonique Le réveil Nouveau-Brunswick, d'ICI Acadie.

Le chef du Parti vert, David Coon, a aussi déclaré jeudi que les progressistes-conservateurs ne l’ont pas consulté en vue de leur discours du Trône. Pour sa part, le chef de l’Alliance des gens, Kris Austin, a dit que la collaboration entre son parti et les progressistes-conservateurs était très bonne jusqu’à présent.

Blaine Higgs a confirmé durant une conférence de presse, vendredi, qu’il n’a consulté jusqu’à présent que l’Alliance des gens, parce ce que ce parti et le sien partagent certaines prises de position.

J’ai bien peur que les conservateurs vont essayer de trop faire pour garder l’appui de l’Alliance des gens.

Brian Gallant, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick

Dans sa plateforme électorale, l'Alliance des gens prône, entre autres, la fusion des réseaux francophone et anglophone de la santé, l’abolition de la dualité dans le transport scolaire et l’abolition du Commissariat aux langues officielles.

Blaine Higgs se fait toutefois rassurant en se prononçant sur l'abolition du Commissariat aux services en français en Ontario.

Les Néo-Brunswickois n'ont pas à craindre quelque chose de semblable. Nous sommes la seule province officiellement bilingue. Je ne peux pas vraiment commenter ce que Doug Ford fait en Ontario, a-t-il déclaré, en anglais.

L'équilibre des forces en Chambre va-t-il changer?

Si le discours du Trône déplaît aux libéraux, demanderaient-ils à leur collègue Daniel Guitard de renoncer à sa fonction de président de la Chambre?

On pourrait certainement lui demander publiquement, répond Brian Gallant, en ajoutant du même souffle que M. Guitard serait libre de prendre lui-même la décision de partir ou de rester.

Un homme dans une mêlée de presseDaniel Guitard, député libéral de Restigouche-Chaleur, est devenu président de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick le 22 octobre dernier. Photo : Radio-Canada / Élisa Serret

À l'heure actuelle, les libéraux comptent 20 députés en Chambre, contre 22 pour les progressistes-conservateurs, et 3 chacun pour le Parti vert et l'Alliance des gens. Si Daniel Guitard décide de ne plus présider la Chambre, les libéraux gagneraient un siège, et les progressistes-conservateurs en perdraient un, car ils devraient nommer l'un des leurs pour succéder à M. Guitard. Mais en cas d'égalité, le président de la Chambre vote habituellement pour le gouvernement.

Brian Gallant entend veiller sur les droits linguistiques

Le chef libéral promet de défendre les droits de la communauté francophone s’ils sont remis en question à l’Assemblée législative.

Bien sûr, je vais me tenir debout quand ça vient aux droits des gens du Nouveau-Brunswick, incluant et probablement ceux dont on va discuter le plus, les droits linguistiques. Si jamais on voit un recul, on va faire tout ce qu’on peut avec 21 personnes à l’Assemblée législative pour l’arrêter, dit-il.

Brian Gallant entend sensibiliser davantage l’Assemblée législative aux avantages du bilinguisme. Il faut déboulonner publiquement les mythes concernant le bilinguisme, conclut le chef libéral.

Nouveau-Brunswick

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