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La « résistance » contre les compressions s'organise en Ontario

Dessin montrant des poings levés en avant du drapeau franco-ontarien.

L’AFO demande à ses membres et à tous les francophones de se mobiliser, en vue d’une grande campagne dont les détails restent à venir.

Photo : marckeelanbishop.com

Radio-Canada

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) lance un appel à la mobilisation contre le gouvernement de Doug Ford.

L’organisme qui représente la communauté francophone a envoyé par courriel une lettre dans laquelle elle résume la décision du gouvernement d’abolir le Commissariat aux services en français et de mettre fin au projet de l’Université de l’Ontario français.

On invite la population à se manifester et à joindre la résistance qu’on veut organiser.

Carol Jolin, président de l’AFO
L'homme est debout dans un corridor et fait face à la caméra

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

M. Jolin ignore quelle forme prendra la mobilisation espérée, mais le tout devrait se préciser lors d'une rencontre prévue pour dimanche à Ottawa.

Pour déterminer les actions qu’on va prendre, la stratégie utilisée, jusqu’où ça va aller. Est-ce que ce sera des actions politiques, communautaires, des actions légales? dit le président de l’AFO, qui a invité des piliers francophones à cette grande rencontre en fin de semaine.

En attendant, sur son site web, l’AFO invite la population à se joindre au mouvement, en remplissant un formulaire décrivant comment chaque personne peut participer.

Inquiétude

De son côté, l’Association des juristes d'expression française de l’Ontario (AJEFO) qualifie les compressions du gouvernement Ford « d’atteinte grave aux droits des francophones ».

Les juristes d’expression française de l’Ontario craignent qu’avec l’élimination du Commissariat, la Loi sur les services en français soit la prochaine cible des progressistes-conservateurs.

L’AJEFO rappelle que la décision a été prise sans consultation ou justification, ce qui porte atteinte aux droits élémentaires dans des secteurs comme la justice.

Nadia Effendi est la présidente de l’AJEFO.

Selon la présidente de l'AJEFO, la décision risque de renforcer l’insécurité linguistique et ainsi accroître la précarité des justiciables francophones.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Cette décision de la part du gouvernement pourrait conduire à une diminution, voire à une disparition des services en français dans plusieurs institutions et reléguer les francophones à citoyens de second rang.

Communiqué de l’AJEFO

L’abolition du poste de commissaire aux services en français aura une incidence importante sur les acquis des francophones qui travaillent à l'épanouissement de leur communauté depuis plus de 400 ans, et en particulier sur les recours offerts à la communauté pour répondre à ses besoins, a expliqué la présidente de l’AJEFO, Nadia Effendi.

Un autre Montfort en vue

L’ancienne ministre déléguée aux Affaires francophones Madeleine Meilleur s’est dite estomaquée.

Madeleine Meilleur

Madeleine Meilleur

Photo : Radio-Canada

Ça nous montre que les gains ne sont jamais permanents. Il faut toujours monter aux barricades. Ça ouvre une plaie. On se souvient tous de la cause Montfort et moi-même je revis ces moments-là, a-t-elle affirmé.

Sauver de l’argent n’est pas un motif valide ou valable pour pouvoir justifier de mettre fin à des institutions.

Ronald Caza, avocat spécialisé en droit constitutionnel
Un homme en entrevue devant un tableau « S.O.S. Monfort ».

Me Ronald Caza croit que les Franco-Ontariens doivent défdendre leurs droits face à la décision du gouvernement Ford d'abolir l'Université de l'Ontario français et le Commissariat aux services en français.

Photo : Radio-Canada

La Cour suprême est claire, ajoute l’avocat Ronald Caza, qui a défendu l’Hôpital Montfort.

Et donc, je peux vous dire qu’on commence tout de suite à prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin à cette décision qui fait en sorte que la communauté est aujourd’hui beaucoup plus vulnérable qu’elle l’était lorsqu’on s’est couché hier soir, conclut-il.

Nord de l'Ontario

Politique provinciale