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Câble sous-marin entre les Îles et la Gaspésie : Hydro-Québec tente de rassurer les pêcheurs

On voit un bateau avec trois hommes à bord. Ils pêchent le homard. Des casiers se trouvent dans le bateau.

Des pêcheurs de homard

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le câble sous-marin de 220 kilomètres qui doit alimenter les Îles-de-la-Madeleine en électricité doit partir d'Anse-à-Beaufils ou de Cap-D'Espoir. Certains pêcheurs de homard du secteur de Percé s'inquiètent des répercussions surtout lors des travaux d'installations.

Un texte de Jean-François Deschênes d'après les informations de Bruno Lelièvre

Les questions sont nombreuses notamment, l’impact sur l’environnement à court terme, mais aussi quel sera l’effet du magnétisme sur la ressource à long terme. Qu’est-ce qui va se passer avec ce courant-là qui passe et tout ça, se demande le directeur scientifique regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, Jean Côté.

Les pêcheurs craignent qu’il y ait des impacts aussi sur leur zone de pêche, explique le scientifique. « On a des sous-zones où il y a un certain nombre de pêcheurs qui ne peuvent pas aller ailleurs ».

Ils se demandent : "est-ce que je vais être empêché d’aller pêcher?" Est-ce qu’ on va me dire : "vous perdez 500 mètres de votre territoire?" Et ça, c’est quelque chose qui serait inacceptable

Jean Côté, directeur scientifique regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
Zone où sera installé le câble sous-marinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Zone où sera installé le câble sous-marin

Photo : Hydro-Québec

Champs électromagnétique

Contrairement au reste du réseau d'Hydro-Québec qui fonctionne en courant alternatif, ce câble va transmettre l'énergie en courant continu, ce qui pourrait avoir des conséquences sur les écosystèmes marins, notamment par l'émission de champs électromagnétiques, croit Nicolas Desroy, un chercheur à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer.

Des pêcheurs de homards au quai de L'Anse-à-Beaufils, en GaspésieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des pêcheurs de homards au quai de L'Anse-à-Beaufils, en Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

Une nécessité pour les Madelinots

L'objectif est de réduire les gaz à effet de serre produits par la centrale thermique alimentée en mazout lourd et d'abaisser, à terme, les coûts de la production d'électricité aux Îles.

Hydro Québec amorçait hier, à l'école des pêches de Grande-Rivière, en Gaspésie, une série de rencontres pour expliquer le projet.

Concernant les appréhensions des pêcheurs au sujet de leur gagne-pain, la conseillère avec le milieu Hydro-Québec, Catherine Bujold, tente d’être rassurante.

Il y a énormément de contraintes. On veut essayer de nuire le moins possible.

Catherine Bujold, conseillère avec le milieu Hydro-Québec

La conseillère soutient que le champ magnétique du câble sera faible et très localisé autour de celui-ci.

Elle entend vouloir garder le contact avec les pêcheurs pour tenter d'ajuster le travail avec la société d’État. On a besoin de savoir ce que vous pêchez, avec quel engin de pêche et dans quel secteur. C’est pour ça qu’on essaie d’établir une communication avec les pêcheurs pour, tout au long des prochaines années, pouvoir les informer de façon continue de ce qu’on fait et où on [travaille].

Oui, il y aura une certaine cohabitation à faire durant les travaux, mais on aura le temps de planifier, de s’entendre avec [les pêcheurs].

Catherine Bujold, conseillère avec le milieu Hydro-Québec

Catherine Bujold explique qu'Hydro-Québec travaille actuellement à anticiper les effets négligeables du projet grâce aux informations obtenues jusqu'à maintenant.

Quant aux impacts sur les activités de pêche, une fois le câble installé, le projet sera conçu pour n’avoir aucun impact sur les activités, affirme-t-elle.

Les coûts des travaux liés à l'installation du câble sous-marin seront dévoilés plus tard.

Hydro-Québec entend déposer un projet final à la Régie de l'énergie en 2021 afin que les Îles soient raccordées au réseau en 2025.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie