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Épuisé, un agriculteur de Normandin démantèle sa ferme

La dépression pousse un agriculteur de Normandin a démanteler sa ferme
Radio-Canada

Un producteur laitier de Normandin, Bruno Fortin, a décidé de démanteler sa ferme en raison d'une dépression. Un encan s'est tenu vendredi et l'homme espère que son histoire permettra à d'autres agriculteurs d'éviter ce dénouement.

C’est la surcharge de travail et la réalité agricole qui ont mené l’homme de 39 ans à une dépression. Celui qui a exercé le métier pendant 20 ans doit maintenant abandonner sa production laitière biologique.

Ce n’est pas une honte pour moi d'en parler, parce que personne n’est à l’abri de ça et c’est important de le savoir. Il faut en parler.

Bruno Fortin, propriétaire de la ferme Boisfort

Habituellement, ce sont les ennuis financiers ou l'absence de relève qui incitent les propriétaires à liquider leur entreprise agricole.

Depuis quelques années, l'isolement et le stress causé par le dossier de la gestion de l'offre seraient des causes de détresse psychologique.

L’encanteur spécialisé en domaine agricole Luc Breton en est à sa quatrième visite au Saguenay–Lac-Saint-Jean pour démanteler une ferme laitière.

« Les producteurs savent qu'ils sont épuisés, raconte-t-il. On a vu le quota de lait à 33 000 $ en 2006, on le voit maintenant à 24 000 $. Il est à risque. »

Avec cet encan, Bruno Fortin estimait qu'il récolterait de 200 000 $ à 300 000 $, dont une grande partie grâce à la vente des vaches. Malgré ce deuil, il espère que son histoire sensibilisera les autres agriculteurs aux risques liés à la dépression et à l'importance de demander de l'aide à temps.

Bruno Fortin représentait la quatrième génération qui exploitait cette ferme du nord du Lac-Saint-Jean.

D’après les informations de Frédéric Tremblay

Saguenay–Lac-St-Jean

Santé mentale