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La saga de l’École secondaire l’Alliance

Les représentants des conseils scolaires creuse la première pelletée.

Après 17 ans d'existence, l’École secondaire l’Alliance commence la construction de son édifice.

Photo : courtoisie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pelle a fendu le sol aujourd’hui à Iroquois Falls, dans le but d’y construire le nouvel édifice de l’École secondaire l’Alliance. Toutefois, la route qui a mené à cette première pelletée a été longue et sinueuse.

Un texte de Didier Pilon

En plus des salles de classe pour accommoder la centaine d’étudiants francophones, la nouvelle école bénéficiera aussi d’une cafétéria-auditorium, d’un gymnase double et d’un centre médiatique.

Toutefois, la particularité de l’institution est qu’elle regroupe des élèves du Conseil scolaire public du Nord-Est (CSPNE) et du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières (CSCDGR).

Retour sur une saga qui dure depuis 17 ans.

2001 : l’amalgamation

L’École secondaire catholique Alex-Pelletier et l’École secondaire publique d’Iroquois Falls se sont amalgamées en 2001. Ainsi est née l’École secondaire l’Alliance.

Les deux institutions d’une cinquantaine d’élèves existaient indépendamment dans les murs de l’Iroquois Falls Secondary School.

On se divisait les élèves francophones de la communauté, explique Simon Fecteau, directeur de l’éducation au CSPNE.

Évidemment, quand on a une centaine d’élèves dans une école, il y a des occasions qui se présentent qui seraient impossible dans une école de cinquante.

Une citation de : Simon Fecteau, directeur de l’éducation au CSPNE.

Sous le nouveau modèle, chaque conseil scolaire engage ses propres enseignants et sa propre direction et les élèves s’inscrivent toujours à un conseil en particulier. Toutefois, les ressources sont mises en commun afin de les utiliser plus efficacement.

Enseigne de l’école secondaire l’Alliance à Iroquois Falls.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’école secondaire l’Alliance accueille à la fois les élèves des secteurs public et catholique.

Photo : Radio-Canada

Les élèves qui sont inscrits du côté catholique comme du côté public vont prendre, par exemple, un cours de mathématique avec un enseignant du Conseil scolaire publique du Nord-Est, et ensuite un cours de français avec un enseignant du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières, raconte M. Fecteau.

2006 : 7 M$ pour une nouvelle école

En 2006, le ministère de l’Éducation a offert 7 millions de dollars pour construire une école partagée.

Toutefois, le conseil catholique a alors refusé de partager un édifice avec le conseil public.

Nous voulions offrir à la communauté d’Iroquois Falls deux choix : une éducation publique ou une éducation catholique, explique Richard Loiselle, le directeur des communications du CSCDGR.

Nous voulions offrir des occasions qui respectent la culture de chaque personne qui fréquente l’École.

2012 : Un octroi de 10,6 M$

En 2012, les deux Conseils ont reçu l’approbation de bâtir ensemble.

Le ministère de l’Éducation était prêt à nous donner un peu plus de 10 millions, raconte M. Fecteau.

Les deux conseils ont dès lors entamé des démarches de négociation.

J’avoue que ça a été un travail qui a demandé beaucoup de temps pour obtenir quelque chose de bien, ajoute-t-il.

M. Fecteau soutient que les coûts de construction ont augmenté considérablement lors des négociations.

Puisque les prix montaient, il a fallu dire au Ministère de l’Éducation que le fameux 10 millions ne serait probablement pas suffisant.

2014 : fermeture de l’usine Résolu

Le 22 décembre 2014, l’usine de Produits forestiers Résolu à Iroquois Falls ferme ses portes. Du jour au lendemain, 180 employés sont mis à pied.

La façade d'une usine l'hiverAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo d'archives de l'ancienne usine de Produits forestiers Résolu à Iroquois Falls

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Des inquiétudes surviennent alors quant à la nécessité d’investir dans un nouvel édifice.

Je dirais que c’était une rumeur, démystifie M. Fecteau. Nous n’avons jamais eu l’intention de prendre un pas de recul sur le projet.

Notre conclusion, c’était qu’Iroquois Falls allait survivre et qu’il y aurait toujours un besoin dans la communauté pour une école francophone.

Une citation de : Simon Fecteau, directeur de l’éducation au CSPNE

2016 à 2018 : le reste du financement

Ce qui a le plus retardé la construction, c’est sécurisé les fonds, confie M. Loiselle.

Ça prend de nombreuses années et les changements de gouvernement font en sorte que ça retarde le projet.

Une citation de : Richard Loiselle, directeur des communications du CSCDGR

En 2016, le projet a mobilisé un investissement du gouvernement fédéral pour un centre scolaire communautaire.

Le gouvernement fédéral a approuvé 2,1 millions pour qu’on ait des espaces communautaires dans l’immeuble, raconte M. Fecteau.

En 2017, un ajustement à la formule de financement résulte en un investissement additionnel de 2 millions.

Finalement, les deux Conseils scolaires ont puisé dans leurs coffres pour aller chercher le dernier 1,5 M $.

Chacun des Conseils a investi 750 000 $ de leur surplus budgétaire, explique M. Fecteau. En tout, ça donne un gros total de presque 17 M $.

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