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Des grèves étudiantes pour la rémunération des stages auront lieu la semaine prochaine

Des manifestantes étudiantes, pancartes à la main, dénoncent les stages non rémunérés dans le milieu universitaire.

Le Comité unitaire sur le travail étudiant explique que le mouvement de grève vise l’ensemble du territoire du Québec « dans une perspective d’escalade des moyens de pression ».

Photo : Radio-Canada / Nicolas Pelletier

Radio-Canada

Quelque 60 000 étudiants seront en grève le 21 novembre pour la rémunération de tous les stages en milieu de travail dans l'ensemble des programmes et à tous les niveaux d'étude, soit dans les universités, les cégeps et les écoles de formation professionnelle, annonce une coalition d'organisations étudiantes.

Le Comité unitaire sur le travail étudiant (CUTE), un regroupement qui pilote ce dossier auprès du gouvernement depuis deux ans, sans succès, explique que le mouvement vise l’ensemble du territoire du Québec « dans une perspective d’escalade des moyens de pression ».

Le mot d’ordre a été entendu dans l'ensemble des régions, où l’on est décidé à joindre le mouvement qui a déjà gagné plusieurs établissements, entre autres à Montréal, à Québec et en Outaouais.

Juliette Tremblay, membre du comité unitaire du Cégep de Saint-Laurent, fait état de discriminations dans le milieu des stages étudiants, où certains sont rémunérés, d'autres non. La discrimination est encore plus grande envers les étudiantes, affirme-t-elle.

Cette situation touche particulièrement les étudiants en enseignement et en sciences infirmières.

Au Cégep de Saint-Laurent, tout comme aux cégeps Marie-Victorin et du Vieux-Montréal, le débrayage durera toute la semaine prochaine.

Toutefois, à Saint-Laurent, les étudiants sont divisés quant à l'emploi de ce moyen de pression.

Il y a environ 300 000 stages étudiants par année au Canada, dont 55 000 au Québec.

Les membres des CUTE évoquent la possibilité d'une grève générale à la session d'hiver, si rien ne bouge.

Le cabinet du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, a réagi en indiquant que le ministre « va prendre acte des demandes des étudiants et analyser la situation avec son équipe ».

Il rappelle que le ministre et sa formation politique « ont appuyé les associations étudiantes pour obtenir la compensation financière du stage final du baccalauréat en enseignement. La Coalition avenir Québec a également appuyé la demande de compensation financière pour l’internat des doctorants en psychologie ».

En février 2017, quelque 25 000 étudiants avaient observé une journée de grève pour la rémunération des stages en milieu de travail.

Avec des informations de Marc Verreault

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