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Surdoses, crise de la méthamphétamine : un groupe propose de tester les drogues

Radio-Canada

Pendant que les morts par surdoses augmentent un peu partout au pays, un groupe de Winnipeg fait le tour de boîtes de nuit de la ville pour dépister le contenu des drogues. Les membres du Project Safe Audience estiment toutefois que davantage de financement permettrait un meilleur système de dépistage.

Depuis un peu plus de deux ans, le groupe Project Safe Audience tente de dépister les drogues dans les raves, fêtes et événements musicaux et autres lieux de Winnipeg où beaucoup de substances circulent.

D'autres initiatives du genre sont nées dans des villes comme Montréal, Toronto et Vancouver, où des groupes identifient là aussi, avec un système chimique de couleurs, ce qui est contenu dans la substance du consommateur.

C’est un projet toujours plus pertinent aujourd’hui, souligne Bryce Koch, un infirmier à Winnipeg et cofondateur du Project Safe Audience, puisque dix personnes meurent chaque jour au Canada d'une surdose de drogue illicite, selon une étude de l'Agence nationale de la santé publique du Canada.

Il ajoute que la crise de la méthamphétamine qui sévit au Manitoba amène de nouveaux défis. Selon lui, les utilisateurs se retrouvent maintenant en possession de drogue qu'ils croyaient être tout autre.

« Beaucoup de la cocaïne que nous testons revient positive à la méthamphétamine. Depuis le début de l’été, en réalité, nous n’avons vu aucun test de cocaïne qui était positif à la cocaïne : presque tous ces tests étaient plutôt positifs pour la méthamphétamine », rapporte Bryce Koch.

« On voit des gens qui deviennent plus agités qu’ils le seraient normalement s’ils avaient vraiment consommé de la cocaïne : ces tests permettent aux gens de prendre la décision, ou non, d’utiliser la substance [sachant ce qu’elle contient réellement]. »

Un jeune homme, devant un mur rouge, dans une pièce intérieure.

Bryce Koch, infirmier et cofondateur du Project Safe Audience : une initiative pour tester des drogues dans les fêtes.

Photo : Radio-Canada

Il note qu’en deux ans et demi à circuler dans les fêtes winnipégoises, le groupe Project Safe est de plus en plus connu et accepté. « On voit plus de gens qui viennent nous voir. Au début, certains pensaient que nous étions des policiers qui étaient là pour les piéger. »

Technologie plus avancée

Pour le moment, le système utilisé par Project Safe Audience ne permet pas d'identifier des substances comme le fentanyl. Le groupe souhaite maintenant acheter une machine permettant de mieux identifier les drogues et ce qui se trouve à l'intérieur.

Cet équipement est utilisé par exemple en Colombie-Britannique, mais coûte environ 50 000 $, note Bryce Koch. Le groupe collabore avec d’autres organismes pour tenter d’acquérir cette nouvelle technologie.

Avec des informations de Patrick Foucault

Manitoba

Santé publique