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Des feux d’artifice en pleine nuit devant les résidences de cadres de l’ABI

L'affiche de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI), sur laquelle un drapeau de syndicat a été apposé.

L'affiche de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI), sur laquelle un drapeau de syndicat a été apposé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des résidents de Sainte-Angèle et de Cap-de-la-Madeleine ont eu une bien mauvaise surprise dans la nuit de mercredi à jeudi. Des gens ont allumé des feux d'artifice devant la résidence de cadres de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI).

Dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, l’incident est survenu à 2 h 30.

La police de Trois-Rivières confirme avoir reçu l’appel d’un résident, très possiblement le propriétaire, sans qu’aucune plainte officielle ne soit toutefois déposée.

La police considère que cette affaire est liée au conflit de travail de l’ABI.

Dans le secteur Sainte-Angèle, à Bécancour, la Sûreté du Québec (SQ) affirme avoir reçu un appel vers 3 h 15 concernant aussi des feux d’artifice qui ont éclaté devant la résidence d’un cadre de l’ABI.

Une manifestation de syndiqués avait par ailleurs déjà eu lieu devant cette résidence.

Dans les deux cas, personne n’a été arrêté.

Le syndicat n'a pas voulu commenter.

Les 1030 syndiqués ont été mis en lock-out par la direction, il y a maintenant un peu plus de 10 mois.

Reprise des négociations

Ces incidents surviennent au moment où les négociations viennent de reprendre après plusieurs semaines d’arrêt.

En octobre, le médiateur au dossier, Lucien Bouchard, avait annoncé la suspension des négociations, parce que l'écart était trop grand entre les demandes du Syndicat des Métallos et celles de la direction.

Le syndicat des Métallos affirme que les discussions ont repris au début de la semaine.

Un conseil de médiation a été mis en place, avec le médiateur Lucien Bouchard et le conciliateur Jean Nolin.

Le gouvernement du Québec donne aux deux parties jusqu’au 30 novembre pour en venir à une entente.

À défaut d’y parvenir, le conseil de médiation aura comme mandat de soumettre au ministre une hypothèse de règlement avant le 7 décembre. Le syndicat devra soumettre ce règlement à ses membres et les représentants patronaux, à la haute direction.

Mauricie et Centre du Québec

Justice