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L'Île-du-Prince-Édouard va ouvrir son registre des adoptions

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard va ouvrir le registre des adoptions.

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard va ouvrir le registre des adoptions.

Photo : Getty Images / Tatyana Tomsickova

Radio-Canada

L'Île-du-Prince-Édouard va ouvrir son registre des adoptions, faisant de la Nouvelle-Écosse la dernière province au pays où le registre des adoptions demeure sous scellé.

Cette décision intervient après de longues consultations, a indiqué mardi à l’Assemblée législative la ministre de la Famille, Tina Mundy.

Présentement, les renseignements au sujet d'une adoption ne sont divulgués que si la province obtient le consentement de l'enfant et de ses parents biologiques.

Sans consentement, les seules informations qui peuvent être divulguées sont celles qui ne permettent pas d’identifier les personnes. Cela signifie par exemple qu’une personne adoptée durant l’enfance n’aurait pas accès à des informations médicales au sujet de ses parents biologiques.

Les détails de la nouvelle loi seront précisés dans les prochains mois, mais elle sera adoptée dans l’année qui vient, indique la ministre Mundy.

Cette loi s’appliquera de façon rétroactive, c’est-à-dire qu’elle concernera toutes les adoptions passées, et pas seulement celles qui surviendront dans le futur.

Des manifestants tiennent des pancartes et réclament « justice pour les mères et les personnes adoptées ».

Des dizaines de personnes ont manifesté à Charlottetown en octobre pour forcer le gouvernement provincial à ouvrir les dossiers d'adoption.

Photo : CBC/Brittany Spencer

Tina Mundy dit que le gouvernement s’assurera qu’il y ait une option pour protéger l’identité des personnes qui le désirent.

Cette dernière disposition inquiète quelque peu Theresa Aylward, qui milite depuis une quinzaine d’années pour que l’Île-du-Prince-Édouard change sa politique sur le registre d’adoption. Elle se dit néanmoins agréablement surprise que le gouvernement aille finalement de l’avant.

Quand nous parlons d’ouvrir les registres d’adoption, nous ne parlons pas d’établir des relations, dit-elle. Nous parlons de donner aux personnes le droit de décider, en tant qu’adultes, s’ils veulent ou non bâtir des relations.

La Nouvelle-Écosse, seule province qui résiste encore

Cette décision de l’Île-du-Prince-Édouard fera de la Nouvelle-Écosse la dernière province au pays où le registre des adoptions demeure sous scellé.

Mike Slayter, qui milite depuis 40 ans pour que la Nouvelle-Écosse ouvre ses registres d’adoption, se dit embarrassé pour la province. Combien de temps est-ce que ça va prendre?, demande-t-il. Jusqu’à ce que tout le monde soit mort et que ça n’ait plus d’importance?

Connaître ses antécédents familiaux et médicaux est un aspect clé de l’ouverture du registre d’adoption, selon ceux qui militent pour une telle politique.

Avec les informations de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Famille