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Forte participation au 11e Colloque de gestion des ressources humaines de la Vallée-de-l'Or

Des dizaines de personnes assises autour de tables rondes écoutent une conférencière.
Selon les organisateurs, près de 350 personnes ont participé à ce 11e Colloque sur la gestion des ressources humaines de la Vallée-de-l'Or. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Radio-Canada

Près de 350 personnes ont participé jeudi à la 11e édition du Colloque de gestion des ressources humaines de la Vallée-de-l'Or, selon les organisateurs. L'objectif de l'événement est de mieux outiller les entrepreneurs pour qu'ils gèrent plus efficacement leurs ressources humaines, et ce, par l'entremise de conférences.

Un texte de Thomas Deshaies

La salle de conférence de l'hôtel Forestel de Val-d'Or était pleine à craquer lors de la conférence d'ouverture.

Preuve que les entrepreneurs de la MRC sont soucieux d'améliorer leurs pratiques, selon Christine Duchesneau, directrice du Centre local d'emploi de Val-d'Or et de Senneterre. La préoccupation a toujours été là, on a des gestionnaires qui sont très préoccupés par le climat de travail, mais là, il faut aller plus loin, car on a de moins en moins de monde, explique-t-elle.

Une femme sourit à la caméra dans un lobby d'hôtel.Christine Duchesneau, directrice du Centre local d'emploi de Val-d'Or et de Senneterre Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Mme Duchesneau estime que la rareté de la main-d'œuvre incite particulièrement les entrepreneurs à mettre la main à la pâte. À une époque où il y avait plusieurs CV sur la table, on prenait toujours la crème de la crème. Maintenant, on n'a plus de CV qui viennent sur la table. On cherche de la main-d'œuvre. Il faut repenser notre façon de penser nos ressources humaines, explique-t-elle.

S'attaquer au harcèlement

Alors que des situations témoignant d'un climat de travail malsain font de plus en plus les manchettes, les organisateurs de l'événement ont souhaité aborder la problématique du harcèlement.

Il y a une recrudescence des plaintes en soi, constate le médiateur-enquêteur André Lacaille, tout en précisant que les événements sont toutefois aussi nombreux qu'ils l'étaient dans le passé. On comprend mieux les différents types d'harcèlement et c'est ce qui donne davantage de plaintes et de diagnostics qui sont plus précis, afin de trouver des solutions, ajoute-t-il.

Un homme portant des lunettes et un veston sourit à la caméra.André Lacaille, médiateur-enquêteur sur le harcèlement en milieu de travail Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

M. Lacaille a voulu sensibiliser les employeurs à l'importance d'avoir un plan d'action pour s'attaquer au harcèlement. Des gens heureux sont beaucoup plus créatifs, plus productifs, tranche-t-il. Il y a une stabilité dans l'organisation, on diminue le taux de roulement, et tous les coûts associés à des absences.

Selon M. Lacaille, certaines personnes adoptent des comportements inadmissibles en toute connaissance de cause. Je pense que dans 90 % des cas, les gens savent qu'ils traversent une frontière, mais se sentent confortables de le faire pour différentes raisons, de personnalités souvent. Ils ont un petit côté plus narcissique ou un besoin de contrôle, de pouvoir et cela n'a pas de hiérarchie, pas de couleur, pas de genre, explique-t-il.

Le courage managérial et des méthodes de travail efficaces ont aussi été au cœur des discussions.

Abitibi–Témiscamingue

Emploi